Tuesday, 15 February 2011

Multiculturalism vs Monoculturalism



The School of Athens by Raphael includes the philosopher/scientist Averroës from Andalusia. 
 I was surprised when our friend Ramon announced at the end of the debate (5 Feb 2011) that the answer to his question is « No, multiculturalism will not work in our society. » Surely, he should have noticed that our café-philo itself is a microcosm of a multicultural society where people from different corners of the planet come and join the debate every Saturday forming a friendly social network in a convivial atmosphere. What’s more surprising is that Ramon, as a Spaniard, seemed to have forgotten the colourful past of his native country where multiculturalism was a unique feature unknown elsewhere in Medieval Europe.

Forest of columns of Patio de los Leones, Alhambra, Granada

The Islamic Spain from the 8th century to the 15th century is a quintessence of a culturally rich, diverse, and thriving civilization, and a melting pot of ethnic allegiances. The arrival of Muslims in Iberia in 711 CE created an enlightened culture in which three Abrahamic traditions -- Judaism, Christianity, and Islam -- co-existed, interacted, and flourished. By 732, the Islamic Empire united most of the peninsula, calling it Al-Andalus. During this time, Al-Andalus witnessed the emergence of major figures, the birth of vital cities, the rise and demise of ruling dynasties, decisive battles, and an important role for women.

Cordoba

Jews and Christians worshipped freely without fear of persecution. The native Christian population governed according to the Germanic customs of the Visigoths. Meanwhile, small Jewish communities inhabited such key cities as Toledo and Córdoba.


Spiritual beauty of Alhambra

The Arabs were fewer in number but after the establishment of the Umayyad Caliphate of Cordoba, new Muslim immigrants including bureaucrats, scholars, merchants, and artists from Egypt, Syria, Persia, and other eastern lands made their way to Al-Andalus to seek their fortunes in a distant land that had quickly acquired a reputation for beauty and abundance. As they began adapting to settled life, they established trades, raised crops, and interacted with the local populace with increasing frequency. They sought familial alliances and marriage with Hispani-Roman women. 


Conversely, Christians retained their faith but increasingly adopted Arabic language and Muslim customs. They came to be called Mozarabs. Their daughters often bridged the social worlds of the rulers and the ruled.

This coherent multicultural society lasted over four centuries until the Reconquista by the Christian resurgence from the North in late 11th century. Since then, the fertile land of the south was overshadowed by religious repression and persecution known as Papal Inquisition, later as “Spanish Inquisition” ordering Jews and Muslims to convert or leave, throughout the period from the 15th to the 19th century.
The former Mosque in Cordoba (the 3rd largest mosque in the world), known by its Spanish name, Mezquita. After the conquest, the Christians built a cathedral in the middle of this large complex, so it is now two sacred sites in one.

Saturday, 5 February 2011

La redistribution de la richesse est-elle possible?


La richesse va- t-elle du plus riche au plus pauvre ? Les avis des participants à notre Café Philo sont très partagés. D’un côté, certains pensent que la classe aisée contribue à la société en dépensant plus d’argent. Les gens riches jouissent de bienfaits et d’un style de vie somptueux qui font d’eux les premiers consommateurs de produits de luxe. Leur pouvoir d’achat stimule donc l’économie en général, en augmentant les activités commerciales de la société. De plus, la classe qui perçoit de hauts revenus paye normalement plus de taxes. Quelques fois, les riches font également des dons aux associations caritatives. Cette contribution joue un rôle dans la rétribution de la richesse nationale.

De l’autre, les participants nuancent cette théorie. Ils pensent que le système de taxation favorise la classe aisée en discriminant la classe moyenne. En effet, la classe moyenne paie proportionnellement plus de taxes sous le système britannique: alors que le groupe qui touche les salaires les plus bas peuvent bénéficier d’une fourchette de taxation plus basse ou d’une exemption, et que ceux qui touchent les salaires les plus élevés jouissent d’avantages ou de déduction variées, c’est la classe moyenne (incluant les professeurs, ingénieurs, ou encore les employés de bureaux) qui portent le plus gros fardeau des taxes. On a fait remarquer que les politiques gouvernementales concernant les taxes, qu’elles soient de gauche ou de droite, républicaines ou démocrates, conservatrices ou travaillistes, toutes sont en faveur de la classe aisée. Inévitablement, les riches aident seulement les riches. La règle non écrite de tout gouvernement, soit-il socialiste ou capitaliste, est de protéger les intérêts de la classe aisée.

La richesse est-elle nécessairement liée au pouvoir politique? Même si l’argent n’est pas égal au pouvoir, il l’a souvent acheté, particulièrement aux USA où seuls les gens aisés sont élus au gouvernement, même s’ils clament défendre des valeurs socialistes. La plupart des députés américains sont en collaboration avec des lobbyistes pour s’assurer que la législation est favorable aux corporations, et principalement que tous les rôles financiers clés dans le gouvernement sont remplis par des anciens banquiers de Goldman et Sachs et JP Morgan (il en est de même que dans le gouvernement anglais actuel). Une fois au gouvernement ou leur temps dans le gouvernement écoulé, ils semblent avoir trouvé leur mine d’or et continuent à s’enrichir sans honte. De ce côté de l’Atlantique, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair est un bon exemple de d’auto proclamation politique socialiste qui a utilisé son pouvoir politique comme passeport pour joindre la haute société.

Les participants les plus optimistes de notre Café Philo pensent que les personnes riches sont élues à la base car elles sont en soi plus éduquées, et qu’elles méritent de diriger le pays. Malheureusement, des expériences passées montrent que si les politiciens travaillistes de gauche détiennent le pouvoir, ils ruinent généralement le pays en poursuivant des politiques casse-cou voire kamikazes qui empirent la situation de tout le monde. Dans certains cas, le système social est même devenu facilement abusé par des individus peu scrupuleux qui trichent et en exploitent les ressources et les recoins.

Il y a-t-il de l’espoir pour la classe moyenne ? La démocratie est supposée offrir un meilleur système où tout le monde, indépendamment des origines sociales, devrait en théorie avoir le droit à des chances égales à celle des autres. La fonction primaire de l’éducation gratuite est de permettre aux pauvres d’élever leur statut et d’améliorer leur situation, idée défendue ardemment par Gustave Le Bon lorsqu’il affirme que « le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule vers l'élite ». Avec plus d’opportunités de briser le cercle de la pauvreté, les gens défavorisés peuvent alors devenir des acteurs de la société, et améliorer leurs conditions sociales et leurs comportements. Ce faisant, on espère que le taux de criminalité baisse et que la société soit plus harmonieuse. Mais de récents développements dans le système éducatif britannique ont pour eu conséquence que moins d’étudiants de familles modestes sont capables financièrement de suivre un cursus universitaire. Alors que les coffres du gouvernement ont été vidés par des banquiers indulgents seulement envers eux-mêmes, ce sont les contribuables et les étudiants qui doivent en souffrir. Pourtant, même si « la démocratie est un mauvais système, […] elle est le moins mauvais de tous les systèmes »… (Winston Churchill).

Etre riche dans une société socialiste

Andre writes:

Comment définir une société socialiste ? Je me contenterais de dire : c’est une société démocratique soucieuse d’avoir de moins en moins d’inégalités. La démocratie est importante parce qu’il est nécessaire que les citoyennes et citoyens, en participant aux suffrages, rendent le projet légitime.

Présente ainsi, il est bien évident que chaque pays aurait son propre projet pour amoindrir les inégalités latentes.

Ce qui est commun, cependant c’est le système économique capitaliste qui règne globalement. Un régime qui par définition avantage les possédants et handicape les pauvres. Le modus opérande, c’est la concurrence , entre individus, groupes sociaux, professionnel, ethniques, entreprises, compagnies et nations. Mais cette compétition est inégale : les plus riches gagnent toujours, c’est la règle !

Il est évident que dans ce system inhospitalier a l’équité les progrès sont difficiles. Ce ci est vrai meme dans une démocratie qui possède une petite minorité beaucoup plus riche que la vaste majorité de la population. On pourrait croire que l’électorat s’organiserait au moins pour déposséder ceux qui sont trop riches, il n’y arrive pas ; les riches prennent des ailes et s’envolent vers Monte-Carlo. Il existe un autre groupe d’intouchables, les parasites des finances : les spéculateurs qui exacerbent, avec leur pseudo science, l’offre et la demande des marchés, au dépens le plus souvent des moins riches. Pire encore ; il existe dans le monde un système de solidarité qui permet aux riches soit de trouver refuge pour leurs capitaux soit d’user de ce système comme une arme de chantage pour effrayer les gouvernements. Et plus pire encore, partout les riches sont assez puissant pour ‘acheter’ leur gouvernement.

On a assez d’histoire pour savoir que meme dans des pays riches et les Etats-Unis en sont un exemple, les capitaux tendent a s’accumuler vers les riches et cascadent a peine vers les pauvres. Seul le gouvernement a le pouvoir d’intervenir pour aplanir les inégalités.

En Grande Bretagne, par exemple, pour avancer le projet socialiste, c'est-à-dire réduire le inégalités, un gouvernement travailliste pourrait en premier lieu privilège trois services essentiels pour la vie du citoyen.

L’Education parce que c’est le moyen le plus efficace pour améliorer sa condition économique tout en valorisant son apport a la société. La ressource humaine est la ressource la plus importante pour assurer la prospérité de la Nation.

La Santé : soigner le malade, prévention, offrir aux nouveaux nés et leur mère le meilleur commencement possible. Assurer une fin de vie digne et confortable.

Le Logement : La vaste majorité de la population pour de raisons historiques veut etre propriétaire de leur logement.  Le Logement dans une grande partie de la Grande Bretagne est en crise. Il n’y a pas assez de logements pour la population. En conséquence les prix sont inabordables. Les logements sociaux sont en générale de qualité médiocre et il y a des listes d’attente de plusieurs années. Pour remédier à la crise le gouvernement encouragerait les acheteurs de leur premier logement soit par prêt soit fiscalement. Le Gouvernement s’engagerait a faire construire assez de logements pour répondre aux besoins (pour une population de 5 a 6 millions) s’assurant que les logements sociaux soient d’excellente qualité ainsi leur locataires ne seront plus citoyens de deuxième categorie.

S’il existait en Grande Bretagne un système d’Education excellent pour tous. Un Service de Sante excellent pour tous. Suffisamment de logement de qualité pour tous. Nous commencerions a avoir une société avec moins d’inégalité, certainement plus prospère et pour citer le livre ‘The Spirit Level. Why equality is better for everyone’ (Richard Wilkinson and Kate Pickett). Même les riches seraient plus heureux.

Andre

Monday, 24 January 2011

Sommes-nous tous des philosophes?


Avant de tenter répondre à cette question, il est nécessaire de définir ce qu’est un philosophe. En effet, l’étymologie de ce mot grec signifie amour du savoir ou encore amour de la sagesse. Le philosophe est donc un amoureux en quête de connaissance.
Plus précisément, un philosophe pose des questions et essaie de chercher des vérités, mais souvent ces interrogations restent sans réponses. Nous pouvons ainsi dire que nous sommes tous philosophes puisque, enfants, nous posions des questions telles que « combien y-a-t-il d’étoiles dans le ciel ? ». Karl Jaspers n’affirmait-il pas que « faire de la philosophie, c’est être en route ; les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses » ? Peut-être le philosophe n’est-il pas intéressé par la réponse en elle-même, mais peut-être est-il plus intéressé par le cheminement qui conduit à la conclusion logique de sa question ?

Durant notre café philo nous avons discerné 3 types de philosophes : Ceux qui cherchent la vérité dans la nature, ceux qui cherchent à raisonner (ou à induire une moralité) dans les phénomènes sociaux et dans nos vies quotidiennes, ou encore ceux qui prennent les choses de manière philosophique, en d’autres mots, qui, blasés du tohu-bohu des trivialités mondaines, cherchent refuge dans la spiritualité (« La philosophie sert d’antidote à la tristesse. […] », Emil Michel Cioran)

Peut-on dire alors que le prêtre est-il un philosophe ? La réponse semble être négative parce qu’il a déjà les réponses à chacune de ses questions : c’est la bible ou les écritures saintes qui apportent les solutions a toutes ses interrogations ; il n’a pas besoin de chercher la vérité ailleurs. Et le politicien ? Chaque parti se base toujours sur une philosophie pour justifier ses actions. Le banquier ? La « philosophie » des bonus auto-générés comme motivation afin de créer encore plus de richesse pour la société lui permet de s’enrichir encore plus. Quant à l’artiste, alors que le philosophe cherche des réponses rationnelles à ses questions, lui crée des œuvres imaginaires en explorant la partie irrationnelle de son psyché. Pierre Baillargeon renchéri sur cette opinion en ajoutant que « le philosophe recherche la vérité, l’artiste, la beauté ». Cependant, dans l’art moderne ou post-moderne, l’art qualifié de « conceptuel », vise à faire de l’art une déclaration philosophique dénuée d’éléments émotionnels et irrationnels souvent présents dans l’art romantique. L’art moderne représente une cassure délibérée avec le romantisme et l’impressionnisme. Très philosophiquement, nous pouvons conclure notre réflexion par cette pensée d’Aristote qui déclare que « Le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la mesure du possible. »

Sunday, 16 January 2011

道 - Introduction to Taoism

Topic of yesterday: “ce qui est le philosophe” – what is philosopher.  First, we have to ask what is philosophy? According to its Greek origin, the word is a combination of philo (love) and sophy (knowledge) “Love of knowledge”. Therefore a philosopher is a "lover of knowledge."
Blandine, one of our café-philosophers who has studied Chinese for some years, made the observation that some philosophical concepts could be more easily expressed picturesquely in written Chinese. It took me some time to understand this remark and make sense of her comment. After some contemplation, I came to the conclusion that the concept of Chinese philosophy differs from what you would normally classify as the “love of knowledge”. Philosophy in ancient China could be more accurately associated with the German phrase die Weltanschauung or “world view”.

Take Taoism for example, as a branch of philosophy, it represents a view of nature and recommends a life style in harmony with nature rather than seeking the truth or knowledge.

In most philosophical schools, we ask ourselves three questions:

To be, to have, or to do? - Who are we? Why do we exist? What is the purpose? Descartes’ famous line: “je pense donc je suis” – “I think therefore I am” stresses the question of “to be” and “to do”.

In Taoism, we can examine the following words:

(Dao, or Tao) – path, way, nature

(Qi, or Chi) – breathing, air, to be alive, to be

(Wu) – to have not; without

(Wei) – action, to do

One of the most important concepts of Taoism is expressed as: 無爲 Wu Wei. The literal meaning of Wu Wei is “have no action” – in other words, “Do nothing!” The aim of Wu Wei is to achieve a state of perfect equilibrium, or alignment with the 道 Dao (or Tao) – in harmony with the path of nature, and, as a result, obtain an irresistible form of "soft and invisible" power.

The Taoist sage Laozi (ca.400 BC), who lived a non-material existence like Siddhartha, demonstrated the concept of Wu Wei by introducing 氣功 Qi Gong (or Chi kong) – breathing exercises - meditative training increasing longevity and as means of accessing higher realms of existence.

In Western society, some people justify their existence by accumulating unbridled wealth (investment banker’s philosophy). Some people aim to make their life meaningful by seeking fame (“Reality Show” contestant’s philosophy). Some people seek to “make history” by waging wars in the world (politician’s philosophy). Interestingly, there are also people in the West who are sick of a modern society which advocates blind pursuit of money and power. They prefer to live as hermits enjoying their own company. By detaching from society with its demands for conformity, they seek to achieve an inner peace. This kind of life-style is not very far from the Taoist concept of Wu Wei.

Notes:
子 - Zi or Tsu - archaic meaning: "Master", or "Sir". (modern meaning: “son”, “child”)

孔子 - Kongzi – founder of Confucianism (551-479 BC)

老子 - Laozi - Taoist sage (c.400 BC)

孫子Sunzi - Military strategist and philosopher (c.544-496 BC)
老子 Laozi

Thursday, 6 January 2011

Choice and Future

Dear Philosophers,

You have probably made resolutions for the New Year. We all do, or we ought to. Resolutions manifest that we take our happiness seriously and stir our lives in the direction we choose rather than allow it to drift aimlessly. Is it a choice, though? Our personal stories appear as series of crossroads, from which paths opened up, and we went down this one and that one, not knowing where they ultimately led and forfeiting the opportunities that the other destinations might have offered. Because no map shows the journeys ends, and our bodies, our education, our circumstances restrict our possibilities, many thinkers claim we didnt choose. We lacked the necessary information. Our decisions were the mechanical results of a concatenation of previous events and social constraints.

It is a rather incoherent way of reading our lives narratives, is it not? The only information we would need to make secure life choices is knowledge of the future, and that will forever be lacking. In the Hassidic tradition the past is spatially represented in front of the subject, where she can see it; the future is in her back, invisible an accurate depiction of our human condition. If the future were knowable, we would not be making choices; we would let ourselves be unfailingly guided by our interest.

And the reason we can make choices at all is because our possibilities are restricted. Imagine that out of the blue a voice commanded you Choose! Your reaction would be: between what? Tea or coffee? Stay or leave? Hang on or dump my partner? Chamonix or the Maldives? Take the job or keep searching? The blue one or the red one? Without a given historical context decisions are impossible. There must be a menu for us to choose from. So the issue is not whether we make choices, but rather that certain menus are less palatable than we would like. It may be the consequence of wrong turns at previous crossroads, or physical and social limitations, but, however restricted, choices still are possible.

Lets choose the right resolutions for the New Year. It is about our happiness, after all.

Christian

Sunday, 19 December 2010

Dilemmas

Related article by Céline: Dilemme... (in French)

Posted on behalf of Peter:

1. APPROACHING DILEMMAS – VIA CRITICAL THINKING (LOGIC)

Dilemma as valid argument form
A dilemma can be an acceptable type of argument. We are offered alternative courses of action, each of which entails a certain set of consequences. We have to take one of the alternatives, so have to accept one set of consequences. If the consequences are true, and it is a matter of a straight choice between them, this is a valid dilemma.

Bogus dilemma
However, if there are other alternatives and / or the consequences are incorrect, then the dilemma is bogus. It can then be refuted as follows:
  1. Denying that the consequences of the choices as stated are correct. This is called ‘Grasping the dilemma by the horns’.
  2. Showing the choice is false – there are other options.  This is called ‘Going between the horns of the dilemma’.  
It often occurs with the fallacy of ‘bifurcation’ (‘either / or’, ‘black / white’). Example: ‘you are either with us or against us’…

Source
How To Win Every Argument. The Use and Abuse of Logic (Madsen Pirie). Pub: Continuum.

2. APPROACHING DILEMMAS – AS CONSCIOUS DECISION PROCESS
Dilemmas can also be considered as complex decisions.

One of the best methods I’ve come across is the following:
1. Define the problem.
2. Specify your objectives.
3. Create alternatives.
4. Understand the consequences.
5. Grapple with tradeoffs between choices.
6. Clarify uncertainties.
7. Think about your risk tolerance.
8. Consider linked decisions.

Future prediction
It was pointed out in the meeting, quite rightly, that one cannot know the future. Some things are largely unpredictable e.g. the explosion of Facebook and other social networking sites, the Irish bank crisis etc.

However one can improve one’s odds in many decisions by using informed estimates on the probability of events happening: the whole purpose of the ‘risk industry’, in all its permutations, is to try and work out the best way to approach an uncertain future.. So in the sequence above, steps 4, 6 and 7 would entail some sort of (informed) probability estimation.

There’s a quote I like from the source book I have used here. “You can make a good decision and still get a bad outcome, due to something unpredictable / unpleasant happening. You can also make a bad decision and get a good outcome, due to pure luck” (e.g. you made a decision based on the flight pattern of starlings as they flew past your window, and it worked....)

Apples and oranges
Some dilemmas require choice between things that have no common base of comparison. If the question is ‘what holiday should I choose ?’, then comparison can be made on cost, weather etc. But what about ‘should I go on holiday, or get a new kitchen ?’ A good decision process will allow some weighting factors, to help prioritise (step 5 above).

Uncertainty (Donald Rumsfeld).
He was widely pilloried for his ‘things we know’ speech, given in the context of dealing with political uncertainty. It’s about the one thing he said I agreed with…I haven’t got around to checking the exact words, but it was broadly along the lines of:
1. There are things we know
2. There are things we think we know
3. There are things we know we don’t know
4. There are things we don’t know we don’t know.
e.g. (1). Al Qaida are planning attacks (2) Possibly by end of the year (3) Don’t know the target (4) We ought to be paying attention to who is training in flying schools in the southern US.

Source
Smart Choices (Hammond, Keeney, Raiffa). Pub: Harvard Business School Press.
 
3. APPROACHING DILEMMAS – AS UNCONSCIOUS DECISION PROCESS
This is the ‘sleep on it’ method. You get all the facts, try to come to a decision consciously, come to an impasse, then deliberately turn it over to the subconscious and forget about it. The answer may then come unexpectedly when you are driving, showering, making love, ironing, fleeing a burning building, performing neuro-surgery etc…

The issue here is: how does one trust one’s intuition ? The conventional wisdom is to ask yourself: ‘Did I put in enough prior work to give my subconscious the information it needed to work on?’ If I buy some shares based on decent research, it’s worth listening to my subconscious intuition. If I buy some shares based on one newspaper article I may lose money (I did…).

4. APPROACHING DILEMMAS – AS MORAL CHOICE
Some people will resolve some dilemmas by referring to their internal value system. ‘Should I give money to a street beggar ?’. A Christian will probably think ‘yes’.

However sometimes this leads to disaster – case the Credit Crunch. The dilemma was (and is): ‘How should we run the world’s financial systems ?’. For the last 20+ years the Chicago School inspired Efficient Market Hypothesis held sway, with unregulated markets being regarded as leading necessarily to the public good. This became conflated with the political view ‘state always bad, individuals always good’. It took the world economy to come within an inch of imploding for the moral position ‘leave it to the unregulated market in all cases’ to be questioned.

Peter

Related article by Celine: Dilemme... (in French)

Monday, 13 December 2010

Some thoughts on Freedom of Information

Dear Philosophers,

We are told that rights should apply equally to all human beings, and if one of them is allowed an action it would be illicit to deny another the same action. Except, of course, that the people who are supposed to guarantee our rights government officials are the ones who claim exemption from this rule of universality. The Wikileaks affair reveals strikingly how rights don't apply equally. Forget taxes, pension differentials, life employment and impunity from prosecution in many countries, and other markers of the difference between government and the governed. It is now the most immaterial of goods, information, that is at stake. Governments collect it in all possible forms, requiring records of all bank transactions, credit card payments and airline reservations, ordering Microsoft and other companies to give them backdoor entries into software systems, tracking all phone and internet conversations, and making it illegal to protect your privacy by encrypting your correspondence or keeping your assets invisible.

The fury when the table is turned and when some people do to a government what it does to all of us (spying) is the great entertainment of these last days of 2010. And these could well be the first days of a new era.

Christian

Sunday, 12 December 2010

Some thoughts on Democracy

Topic of the day: Can we reject Majority rule?
Majority rules – the basic principle of democracy. But are the majority always right? Does the government voted by majority represent the true interests of the majority? That’s the fundamental question. The majority arrive at their voting decision based on the information available given by the party campaigners even if that information is as absurd as the three slogans of the Ministry of Truth in the Orwellian world:
War is Peace
Freedom is Slavery
Ignorance is Strength

Every political party of whatever persuasion has to have a gimmick or slogan to sell their soap powder to the great unwashed.

For those who still hold firm to the belief that the Party is always right and the War on Terror is fully justified (despite any unintended consequences), perhaps they should spare a thought to the words of Norman Mailer:
Fighting a war to fix something works about as good as going to a whore-house to get rid of the clap” (The Naked and the Dead, 1948)

May I also remind you, the motto of our beloved politicians:
Don’t treat people like Idiots. But never forget that they are Idiots!”

(Ne prenez pas les gens pour des cons, mais n’oubliez jamais qu’ils le sont. – F.Beigbeder, 99 francs, 2000)

Friday, 10 December 2010

Dilemme...


Que faire s’il on vous offre un travail bien payé dans un pays étranger, mais que vous ne pouvez pas emmener avec vous la personne que vous aimez ? Choisissez-vous l’argent ou l’amour? Ecoutez-vous votre tête ou votre cœur ?


Lequel des deux médecins que vous consultez croire s’ils vous donnent deux diagnostiques et deux traitements différents?

Qui, de sa femme ou de sa maîtresse, un homme devrait-il emmener en vacances?

On parle de dilemme quand on trouve difficile de prendre une décision entre 2 ou plusieurs choix, mais qu’aucun n’est défendable. Que faire face à un dilemme ? Peser le pour et le contre de la situation. Habituellement, on choisit la meilleure option, mais le résultat peut être regrettable.

D’une part, on peut penser que le processus de prise de décision dépend de nos origines culturelles et de nos valeurs, elles-mêmes composées également de nos préjugés. Ceux qui ont été élevés dans un environnement chrétien prennent souvent des décisions basées sur le jugement moral. « Faire ce qui est juste », ainsi on trouve l’harmonie en soi, sans recriminations. Beaucoup de décisions sont influencées par les origines sociales de la personne concernée, et des livres que cette même personne a lus : la culture apportera la solution.

« Si les décisions que l’on a prises sont influencées par la culture, est-ce qu’on peut trouver la solution dans les livres qu’on a lu ? » Ceux qui ont lu des œuvres classiques sont-ils capables de résoudre les dilemmes dans leur vie quotidienne en utilisant ce qu’ils ont appris dans les livres ? Dans la tragédie « Hamlet », le prince du Danemark faisait face à l’énorme dilemme qui consistait à tuer son oncle et sa mère pour venger son père. Comment ce type de tragédie peut-il nous offrir une solution applicable dans notre vie quotidienne?

D’autre part, on peut penser que la définition d’un dilemme n’est pas seulement un choix difficile voire impossible à faire, mais qu’il s’agit également de ce dont on a foi. L’ancien philosophe Grec parlait souvent du dilemme entre le corps et l’esprit. Croit-on en nos corps ou en nos cœurs ? Autre exemple : une mère préfère un de ses fils à l’autre, mais le second lui dit que son préféré a planifié de la tuer. Qui doit-elle croire entre lui et son préféré ?

Cependant, quelqu’un a souligné qu’un « dilemme » n’est pas seulement un problème qui peut être résolu en prenant simplement une décision. Un dilemme représente un problème difficile, qu’il est pratiquement impossible de résoudre. Quelques fois, une bonne décision peut aboutir sur un mauvais résultat, et vice versa (une mauvaise décision peut avoir de bons résultats). Par exemple, que l’Ouest commence une guerre avec l’Iran peut être vu comme un dilemme pour les gens qui ont leurs doigts posés sur les détonateurs. Il y a toujours un élément de prise de risque dans toute décision cruciale du fait que le futur est imprévisible. Les conséquences de nos décisions peuvent être inconcevables. Le projet du CERN sur l’expérimentation de la théorie du “Big Bang” est vue comme un dilemme, car si elle s’avère vraie, l’Humanité résoudrait le mystère le plus grand: les origines de l’univers. Si c'est un échec, ça n’engage pas seulement la perte financière et scientifique de ressources humaines colossales, mais de manière plus importante, il court le risque de détruire la planète entière (si les critiques sont justes).

L’idéogramme chinois pour le mot « dilemme » est composé de 2 lettres, l’un qui est le symbole de la lance, l’autre qui représente le bouclier : la lance attaque, le bouclier défend, aucuns des deux ne gagne : c'est ce qu’on appelle un « dilemme » 矛盾
 
Related article by Peter: Dilemmas (in English)