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Thursday, 16 August 2012

War, sport and childbirth‏

Amy writes:

What do they have in common? The adrenaline of course.

That many years ago, baby in my arms, I pondered on the circumstances in which a man could experience such overwhelming emotion. I could only think of a dog fight, when the enemy aircraft has been hit and nose-dives. I had not yet seen an Olympics champion. Now I recognize in the tears and the smiles, male and female, the overflow of adrenaline and the unique thought: 'I have done it'. The 'it' not being so much properly defined (I am alive. I am the best in the world. I have produced a perfect baby) as a vague 'I have done what my adrenaline wanted me to do' We can reason all we want after but there is as little room for reasoning during the contest as for analysis during a dream. And this is good. Let us give our no doubt remarkable intelligence a little rest now and then.

About violence: childbirth is as violent, for the baby as well as the mother, as a dog fight. About the reward: the female Olympic champions smiled at their medal the same way as a mother at her baby. ( I would rather have a baby though it will already have lost some of its shine after the first night).

I feel I have to declare my interests in sport: null. Hence the lamentable state of my muscles, hence my difficulties in walking, hence my numerous absences from the cafe philo, hence my brooding at home, hence my numerous contributions to the blog. Which, by the way, is sadly neglected by all of you.

Amy Gibson

Sunday, 21 August 2011

Make War, not Love...

Empire Strikes Back!
The written history of Mankind remains a litany of wars. From ancient time to modern days, Men never seem able to live in peace and harmony as if Peace was alien to human nature. The testosterone level of men dictates their desire to fight and to kill in order to relieve the boredom of living in peace. The aspiration to win and to dominate others somehow gives expression to life based on ideals – proud of being warriors, they believe that they are fighting for a “Noble Cause” - in the name of the King or Queen or in the name of their Motherland or Fatherland, or in the name of “DEMOCRACY”, they are willing to give up their own lives. Patriotism summoned when all else fails – “Democracy” Über Alles!

From this point of view, men are no different from Ants – one group of ants invading the territories of another group of ants, annexing one colony after another to build a massive Ants Empire. Might is right - smaller ants are crushed by Bigger Ants in ants warfare. No time for peace treaties in their world or a moment of reflection; when there is shortage of food or fuel, shortage of land and natural resources, including oil, gas, gold, or diamond, or money, Bigger Ants have to take drastic measures of population reduction by massacring the smaller ants and eat them.

The question is: is Mankind heading subconsciously towards another act of suicidal and cannibalistic warfare - the Armageddon, as prophesied by the Abrahamic religions?


Topic of discussion on Saturday 20/8/11: "Is it human nature to make war?"

Tuesday, 5 April 2011

La tolérance fait-elle progresser la paix?

Les actualités ont-elles influencées le choix de notre conversation de Samedi 26 Mars ? Probablement. Face aux récents événements en Libye et la prise de position française, on se demande encore pourquoi, mais aussi comment, le régime dictatorial de Mouammar Kadhafi a pu être toléré depuis si longtemps. Etait-ce dans l’espoir de faire progresser la paix ?

Il est bien établi dès le départ de notre conversation que tolérer ne veut pas dire être naïf, s’abstenir ou encore cautionner certains actes ou propos. Marc, fervent défenseur de la non-violence, défini la tolérance éduquée et active comme essentielle à la progression vers un but, sinon elle risque de devenir « […] un recul avant d’être une lâcheté » (Reine Malouin). On a tendance à penser que si tout le monde était tolérant, on pourrait éviter des situations difficiles, liant ainsi la notion de cohésion sociale à celle de tolérance collective. Julien quant à lui propose l’hypothèse qu’une société tolérante envers l’intolérance, serait un nid à problèmes sociaux. Tout est-il tolérable ? Doit-on être tolérant envers l’erreur par exemple ? L’artiste certaines fois dérange pour s’exprimer, mais trop de liberté comme l’usage de la violence ou de la pornographie pourrait également être nuisible à la société. Alors, jusqu’où être tolérant ?

Tolérer a ces propres limites : tout d’abord, il faut sortir le mot « intolérance » de sa connotation négative, et l’appliquer à des idées ou des situations, non pas à des individus. On peut considérer que le mot lui-même est une contradiction : on ne peut pas tolérer des valeurs que l’on ne respecte pas. Dans le cas de la Libye par exemple, on tolère que la France intervienne, mais on ne tolère pas les morts. Inversement, être tolérant avec les ennemis de la paix ne fait pas avancer la paix. Julien et Ramon argumentent que notre société est basée sur l’intolérance, et même qu’elle la cimente en ayant en place une démocratie, des lois, et des institutions pour réglementer la vie en société. Faut-il alors être intolérant et activiste pour s’opposer efficacement au relativisme et, tout comme Voltaire, clamer « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » ? Que faire dans le cas ou les protagonistes se trompent sur ce qui est vraiment dans leur intérêt ? Doit-on les défendre contre eux-mêmes, tels les volontaires au championnat du monde de lancer de nains dans le sud de la France au début des années 90, ou encore les candidats à la vente d’organes?

D’après Christian, ce sont les règles de bases pour la cohésion de la société qui prévaut, dans ces deux cas,le droit de propriété. Quand on demande à quelqu’un qui est propriétaire de son corps, la première réponse est « moi ». Il semble en effet complètement immoral d’imposer à quelqu’un la volonté d’autrui dans ce cas. Cependant, l’état ne le considère pas : il a le droit de propriété sur le corps de ses citoyens et peut le mobiliser en cas de conflit. De même pour les mères porteuses, les dons d’organes à but lucratifs, ou encore l’euthanasie c’est l’état qui définit les limites de chacun quant à l’usage de son corps, même si le sujet est consentant. Au contraire, les sociétés occidentales sont individualistes, et donc il y a séparation du « je » et de ces idées : mon corps est a la fois mon socle, et ma pensée. Mais qu’est-ce qui détermine la responsabilité de « je » ? A quel moment ce « je » deviens responsable et jusqu’où ? Même si les idées sont personnelles, le créateur n’est pas sa création, tout comme « Dieu crée l’univers mais n’est pas l’univers» (La Bible). Si mes idées sont critiquées, elles le sont pour elles-mêmes.

Une distinction peut être faite entre le monde des valeurs (la morale), et celui de la réalité (le droit), qui lui ne représente qu’une petite partie de la morale. Les droits de l’Homme sont une cause légitime de conflit, mais il n’y a pas intervention armée dès qu’ils sont bafoués.

Evidement, l’histoire a vu la passivité du monde face au massacre de Tiananmen Square, ou encore les répressions politiques en U.R.S.S communiste. Deux critères sont déterminants dans la décision d’intervenir: la possibilité de gagner, et surtout l’importance des dommages nécessaires à cette victoire potentielle. Pour la Russie et la Chine, une guerre juste n’était pas possible car les dommages seraient important que les résultats. Avoir raison ne suffit pas, et ne donne pas de droits.

Néanmoins, depuis que le capitalisme est à son apogée, il existe une autre arme de persuasion : l’argent. Marc mentionne le rôle capital qu’a tenu la politique non violente mais efficace de Margaret Thatcher dans l’effondrement de l’URSS, la contribution des boycotts dans la fin de Apartheid, et la politique de Gandhi qui a précipité la chute de l’empire Britannique. La non-violence de cette méthode est efficace dans la durée, mais malheureusement, tous les pays n’agissent pas dans l’intérêt du monde, mais du leur. Qui sait, peut-être que dans le futur, la morale fera partie du droit et que l'homme se rendra compte qu'il est responsable pour le monde entier….

Sunday, 12 December 2010

Some thoughts on Democracy

Topic of the day: Can we reject Majority rule?
Majority rules – the basic principle of democracy. But are the majority always right? Does the government voted by majority represent the true interests of the majority? That’s the fundamental question. The majority arrive at their voting decision based on the information available given by the party campaigners even if that information is as absurd as the three slogans of the Ministry of Truth in the Orwellian world:
War is Peace
Freedom is Slavery
Ignorance is Strength

Every political party of whatever persuasion has to have a gimmick or slogan to sell their soap powder to the great unwashed.

For those who still hold firm to the belief that the Party is always right and the War on Terror is fully justified (despite any unintended consequences), perhaps they should spare a thought to the words of Norman Mailer:
Fighting a war to fix something works about as good as going to a whore-house to get rid of the clap” (The Naked and the Dead, 1948)

May I also remind you, the motto of our beloved politicians:
Don’t treat people like Idiots. But never forget that they are Idiots!”

(Ne prenez pas les gens pour des cons, mais n’oubliez jamais qu’ils le sont. – F.Beigbeder, 99 francs, 2000)