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Tuesday, 28 June 2011

Faut-il désobéir pour exister vraiment ?



Etienne Lécroart. Paru dans la revue Alternatives Non Violentes
Lors de notre Café Philo du Samedi 11 Juin, il a été argumenté que la question de la désobéissance était liée à la notion de respect de soin et donc de choix: puis-je garder mon intégrité personnelle ou encore une qualité de vie en obéissant? Exister, c'est s'affirmer comme le définit Shéhérazade. Bien sûr, cela dépend également à qui ou à quoi j’obéis.

Dans le cas d'une démocratie, c'est la puissance de la majorité qui a fait voter les lois qui nous régissent. Désobéir dans une société est le reflet de s’affirmer contre la pensée de la majorité. L'histoire a même vu que ce sont les gens qui se rebellent font avancer les sociétés, et qu’il faut que certains désobéissent pour qu'elles existent. Les lois n'ont-elles pas été crées pour assurer la cohésion d'un groupe d'individus, et rendre possible leur cohabitation?
La notion de désobéissance est liée dans nos sociétés au châtiment, à la punition, et comme Gaby l'a rappelé, Dieu a puni le serpent pour avoir encouragé Adam et Eve à croquer le fruit du savoir. Les sociétés ont besoin de ce dictateur, même s'il apparait sous la forme d'un dieu omnipotent.

Il serait faux cependant de considérer le conformisme comme une obéissance. En fait, certains sont déterminés à défendre le conformisme, et ne se contente pas de vivoter: ils sont actifs dans leur obéissance. A l'inverse, il y a le conformisme passif, celui qui ne se discute pas mais s'applique.

Alors que les régimes oppresseurs s'effritent les uns après les autres, on voit la mise en application de la possibilité de désobéir, décrite selon André Glucksmann comme « une forme de responsabilité et appelle à davantage de responsabilités ».

Tuesday, 5 April 2011

La tolérance fait-elle progresser la paix?

Les actualités ont-elles influencées le choix de notre conversation de Samedi 26 Mars ? Probablement. Face aux récents événements en Libye et la prise de position française, on se demande encore pourquoi, mais aussi comment, le régime dictatorial de Mouammar Kadhafi a pu être toléré depuis si longtemps. Etait-ce dans l’espoir de faire progresser la paix ?

Il est bien établi dès le départ de notre conversation que tolérer ne veut pas dire être naïf, s’abstenir ou encore cautionner certains actes ou propos. Marc, fervent défenseur de la non-violence, défini la tolérance éduquée et active comme essentielle à la progression vers un but, sinon elle risque de devenir « […] un recul avant d’être une lâcheté » (Reine Malouin). On a tendance à penser que si tout le monde était tolérant, on pourrait éviter des situations difficiles, liant ainsi la notion de cohésion sociale à celle de tolérance collective. Julien quant à lui propose l’hypothèse qu’une société tolérante envers l’intolérance, serait un nid à problèmes sociaux. Tout est-il tolérable ? Doit-on être tolérant envers l’erreur par exemple ? L’artiste certaines fois dérange pour s’exprimer, mais trop de liberté comme l’usage de la violence ou de la pornographie pourrait également être nuisible à la société. Alors, jusqu’où être tolérant ?

Tolérer a ces propres limites : tout d’abord, il faut sortir le mot « intolérance » de sa connotation négative, et l’appliquer à des idées ou des situations, non pas à des individus. On peut considérer que le mot lui-même est une contradiction : on ne peut pas tolérer des valeurs que l’on ne respecte pas. Dans le cas de la Libye par exemple, on tolère que la France intervienne, mais on ne tolère pas les morts. Inversement, être tolérant avec les ennemis de la paix ne fait pas avancer la paix. Julien et Ramon argumentent que notre société est basée sur l’intolérance, et même qu’elle la cimente en ayant en place une démocratie, des lois, et des institutions pour réglementer la vie en société. Faut-il alors être intolérant et activiste pour s’opposer efficacement au relativisme et, tout comme Voltaire, clamer « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » ? Que faire dans le cas ou les protagonistes se trompent sur ce qui est vraiment dans leur intérêt ? Doit-on les défendre contre eux-mêmes, tels les volontaires au championnat du monde de lancer de nains dans le sud de la France au début des années 90, ou encore les candidats à la vente d’organes?

D’après Christian, ce sont les règles de bases pour la cohésion de la société qui prévaut, dans ces deux cas,le droit de propriété. Quand on demande à quelqu’un qui est propriétaire de son corps, la première réponse est « moi ». Il semble en effet complètement immoral d’imposer à quelqu’un la volonté d’autrui dans ce cas. Cependant, l’état ne le considère pas : il a le droit de propriété sur le corps de ses citoyens et peut le mobiliser en cas de conflit. De même pour les mères porteuses, les dons d’organes à but lucratifs, ou encore l’euthanasie c’est l’état qui définit les limites de chacun quant à l’usage de son corps, même si le sujet est consentant. Au contraire, les sociétés occidentales sont individualistes, et donc il y a séparation du « je » et de ces idées : mon corps est a la fois mon socle, et ma pensée. Mais qu’est-ce qui détermine la responsabilité de « je » ? A quel moment ce « je » deviens responsable et jusqu’où ? Même si les idées sont personnelles, le créateur n’est pas sa création, tout comme « Dieu crée l’univers mais n’est pas l’univers» (La Bible). Si mes idées sont critiquées, elles le sont pour elles-mêmes.

Une distinction peut être faite entre le monde des valeurs (la morale), et celui de la réalité (le droit), qui lui ne représente qu’une petite partie de la morale. Les droits de l’Homme sont une cause légitime de conflit, mais il n’y a pas intervention armée dès qu’ils sont bafoués.

Evidement, l’histoire a vu la passivité du monde face au massacre de Tiananmen Square, ou encore les répressions politiques en U.R.S.S communiste. Deux critères sont déterminants dans la décision d’intervenir: la possibilité de gagner, et surtout l’importance des dommages nécessaires à cette victoire potentielle. Pour la Russie et la Chine, une guerre juste n’était pas possible car les dommages seraient important que les résultats. Avoir raison ne suffit pas, et ne donne pas de droits.

Néanmoins, depuis que le capitalisme est à son apogée, il existe une autre arme de persuasion : l’argent. Marc mentionne le rôle capital qu’a tenu la politique non violente mais efficace de Margaret Thatcher dans l’effondrement de l’URSS, la contribution des boycotts dans la fin de Apartheid, et la politique de Gandhi qui a précipité la chute de l’empire Britannique. La non-violence de cette méthode est efficace dans la durée, mais malheureusement, tous les pays n’agissent pas dans l’intérêt du monde, mais du leur. Qui sait, peut-être que dans le futur, la morale fera partie du droit et que l'homme se rendra compte qu'il est responsable pour le monde entier….

Friday, 10 December 2010

Dilemme...


Que faire s’il on vous offre un travail bien payé dans un pays étranger, mais que vous ne pouvez pas emmener avec vous la personne que vous aimez ? Choisissez-vous l’argent ou l’amour? Ecoutez-vous votre tête ou votre cœur ?


Lequel des deux médecins que vous consultez croire s’ils vous donnent deux diagnostiques et deux traitements différents?

Qui, de sa femme ou de sa maîtresse, un homme devrait-il emmener en vacances?

On parle de dilemme quand on trouve difficile de prendre une décision entre 2 ou plusieurs choix, mais qu’aucun n’est défendable. Que faire face à un dilemme ? Peser le pour et le contre de la situation. Habituellement, on choisit la meilleure option, mais le résultat peut être regrettable.

D’une part, on peut penser que le processus de prise de décision dépend de nos origines culturelles et de nos valeurs, elles-mêmes composées également de nos préjugés. Ceux qui ont été élevés dans un environnement chrétien prennent souvent des décisions basées sur le jugement moral. « Faire ce qui est juste », ainsi on trouve l’harmonie en soi, sans recriminations. Beaucoup de décisions sont influencées par les origines sociales de la personne concernée, et des livres que cette même personne a lus : la culture apportera la solution.

« Si les décisions que l’on a prises sont influencées par la culture, est-ce qu’on peut trouver la solution dans les livres qu’on a lu ? » Ceux qui ont lu des œuvres classiques sont-ils capables de résoudre les dilemmes dans leur vie quotidienne en utilisant ce qu’ils ont appris dans les livres ? Dans la tragédie « Hamlet », le prince du Danemark faisait face à l’énorme dilemme qui consistait à tuer son oncle et sa mère pour venger son père. Comment ce type de tragédie peut-il nous offrir une solution applicable dans notre vie quotidienne?

D’autre part, on peut penser que la définition d’un dilemme n’est pas seulement un choix difficile voire impossible à faire, mais qu’il s’agit également de ce dont on a foi. L’ancien philosophe Grec parlait souvent du dilemme entre le corps et l’esprit. Croit-on en nos corps ou en nos cœurs ? Autre exemple : une mère préfère un de ses fils à l’autre, mais le second lui dit que son préféré a planifié de la tuer. Qui doit-elle croire entre lui et son préféré ?

Cependant, quelqu’un a souligné qu’un « dilemme » n’est pas seulement un problème qui peut être résolu en prenant simplement une décision. Un dilemme représente un problème difficile, qu’il est pratiquement impossible de résoudre. Quelques fois, une bonne décision peut aboutir sur un mauvais résultat, et vice versa (une mauvaise décision peut avoir de bons résultats). Par exemple, que l’Ouest commence une guerre avec l’Iran peut être vu comme un dilemme pour les gens qui ont leurs doigts posés sur les détonateurs. Il y a toujours un élément de prise de risque dans toute décision cruciale du fait que le futur est imprévisible. Les conséquences de nos décisions peuvent être inconcevables. Le projet du CERN sur l’expérimentation de la théorie du “Big Bang” est vue comme un dilemme, car si elle s’avère vraie, l’Humanité résoudrait le mystère le plus grand: les origines de l’univers. Si c'est un échec, ça n’engage pas seulement la perte financière et scientifique de ressources humaines colossales, mais de manière plus importante, il court le risque de détruire la planète entière (si les critiques sont justes).

L’idéogramme chinois pour le mot « dilemme » est composé de 2 lettres, l’un qui est le symbole de la lance, l’autre qui représente le bouclier : la lance attaque, le bouclier défend, aucuns des deux ne gagne : c'est ce qu’on appelle un « dilemme » 矛盾
 
Related article by Peter: Dilemmas (in English)

Tuesday, 5 October 2010

Asker or Guesser?

I republish this cute little essay from Christian’s e-mail as an addendum to our debate on “Etiquette”:

"Dear Philosophers,

Are you an Asker or a Guesser? The question was going round the internet a few years ago following an insightful post on the Metafilter community forum. The theory runs like this. If you have been brought up in an Ask culture your role models encouraged you to be straightforward and to declare candidly what you wanted, a piece of cake, a present; later on, a date, a pay rise, a favour – fully accepting that the answer may be negative. You don’t take a ‘no’ personally, and you believe the people who turn down your requests don’t mean it that way.

If you shy away from boldly asking, however, you may be a product of the Guess culture. You avoid “putting a request into words unless you're pretty sure the answer will be yes… A key skill is putting out delicate feelers. If you do this with enough subtlety, you won't have to make the request directly; you'll get an offer. Even then, the offer may be genuine or pro forma; it takes yet more skill and delicacy to discern whether you should accept."

As a boy I once spent a few days with a family where you didn’t ask for anything at the dinner table. It certainly trained you to anticipate the other guests’ needs: salt, a piece of bread, more water. It probably taught me too much, actually. I tend to be a Guesser when the time comes for asking favours. On the other hand I am hopeless at reading clues and deciphering hints. I was at ease in Russia, where people routinely and peremptorily demand your time, efforts and money, only to smile graciously if you tell them to get lost. Nice try.

Misunderstandings arise when Guessers meet Askers. The former view the latter as boor; the latter don’t perceive convoluted approaches, leaving Guessers in the agony of having to be more direct, or desist.

This country used to be part of the Guess universe, at least its elite were. Is it changing? I was having sushi the other day with a young student. He nonchalantly grabbed the last piece.

— What? he asked, seeing me rather indignant
— Shouldn’t you ask before taking the last piece?
— You wanted it?
— No
— So?

Maybe that’s the solution. Don’t ask. Don’t guess. Just grab.

Christian"

Monday, 4 October 2010

Assumptions

Settling down into my seat on the underground I took a quick look round and noted, accompanied by that delightful frisson engendered by a fix of cultural pessimism so necessary for a revolutionary, that nearly all my fellow passengers where playing mindlessly with their mobile phones or texting messages of the utmost banality to recipients who were no doubt equally unaware of the crisis faced by global capitalism. Before opening my book which happened to be on the Baader Meinhoff group which I knew would shortly be giving give me frissons of a far more problematic nature I noticed a young lady of Moslem appearance quietly and intently reading her own little book. For a moment in time we were united against the philistines around us but of course this happy state of affairs did not survive my weakness for cultural stereotyping that of course completely subverts my other belief that races and nations do not have essences that are capable of resisting historic and political developments. I thought to myself with an unbecoming smugness grounded it has to be said in enlightenment values that I bet, a secular form of Pascal's wager of course, that she is reading some holy book. Eventually after some considerable effort and a neglect of my own book I was able to confirm this was the case. However I was rather troubled by my finding. Was the proof of my assumption further proof that the young lady was somehow more determined , in a philosophical sense, than I was in her choice of book and if so could it further be the case that she is less free than me and for what it is worth the other passengers on the train whose activities were only really determined by their choice of means of communicating rather than the content of their message. (I sense the ghost of McLuhan hovering over me). Yes I thought it does for I doubted that the young lady, if she had been so minded, would have been able to guess the nature of the book I was reading simply by looking at me as the potential choices I had were almost unlimited including a holy book. I have previous in this area as I have in the past noticed that Africa looking ladies generally when reading on the tube opt for the Bible. So far one might think so prejudiced, though a prejudice based on empirical evidence. Anxious then to entertain an antithesis I considered that the women have just as freely chosen to read the Koran (or commentary which this was in the case of my fellow traveller) or Bible as I have my book. But I have a nagging doubt that their choice involved the consideration of other literary possibilities that were eventually rejected as having merit but less immediate relevance to their lives. But in what way does this matter, if at all? I would have liked to have to talked to the young lady but of course being British I knew I would have to be wait to be introduced and as she got out after a couple of stops that was highly unlikely to happen.
On a practical note.I said I'd try to keep a record of subjects proposed at Cafe. Should anybody remember any from say the last few months pleased let me know.I am only interested in the English speaking though on reflection it would be intriguing to compare them with the French language sessions

Sunday, 3 October 2010

Etiquette

Interesting to find how many synonyms people have used for “Etiquette” during our last session of Café-philo: faux-pas, mannerism, code of conduct, protocol, rules of the game, formality, ritual, ceremony, decorum, politeness, and finally a ticket or a label.  
Hunting etiquette in Book of Hours (Livre d'Heures), 1442
 Etymology: originated in France meaning “ticket” which defines the prerogatives of the nobilities. The 17th century European court education consists of the learning of code of etiquette, which includes sensitivity to language and demeanours, deference and pomposity, ceremonial behaviour and festive disorder, fostering the “natural” superiority appropriate to hereditary aristocracy. Such education was the aristocracy’s response to the absolutism in the French monarchy.

Etiquette differs from “good manners”. Etiquette is artificial set of rules imposed on society where good manners can be part of the natural instinct of being polite.

Exclusivity: Etiquette may reflect a person’s fashion and status. It often serves as a “ticket of admission” to a special club. In pre-Revolution Russia, speaking French was the decorum of the “polite society".  In other words, a prerequisite for the status of an aristocrat in Tzarist Russia.  Being of French origin arising from the practices in Louis XIV’s court, the notion of etiquette and decorum is frowned upon in the United States – a country without a history of monarchy and aristocracy. From the 20th century, the notion of etiquette in Europe has gradually been eroded by the notion of equality, along with the diminition of aristocracy. Conventional etiquette is only practiced in special ceremonies.

We may see distinct differences in social mores in different countries. Some etiquette serves no particular purpose except showing pure aesthetic values such as flower arranging. Some etiquette just seems so pointless that it verges on the ridiculous with its pomposity and ceremonies. The most commonly quoted Japanese etiquette is the Tea Ceremony. The tea serving in Japan has been so ritualised that it fascinates and mystifies outsiders with its theatricality which defies reasoning. Japan may not be the only country with tea ceremony. In Middle-Eastern countries, where the weather is arid and hot, mint tea is often served in a special manner to relieve the fatigue and thirst of Muslim brethren. Some rules of etiquette are similar in different cultures, such as the removal of shoes in sacred places as a common practice in both Buddhist temple and Islamic Mosque.

Culture clash: Some rules of etiquette in one country can often be seen as offence by another culture. Take table manners for example, the Orientals eat with chopsticks and they have a habit of slurping while eating noodles. This would be construed as revolting table manners in the West. Vice versa, where in America a guest is supposed to eat all he has been offered while this would be seen as greedy and gluttony behaviour in Oriental culture.

Rules of etiquette may reflect the underlying ethical code. Every society has its own code of conduct incorporated into the local legal system for the purpose of disciplining people’s behaviour and reinforcing the conformity of certain social convention. Certain code of social convention might be obstructive to the economic growth, for example, fasting on Ramadan or closing of business on Holy Friday can seriously reduce business output in the society. Because of different family values, Nepotism, which is illegal in the West, is considered quite normal in the East. Business dealings can be tricky when there is cultural clash. In China, the most important concept in business dealing is “face”, which loosely translates as honour, reputation, and reliability. Any breach of etiquette that causes embarrassment to oneself means loss of “face”. In America, to say “yes” means “yes”, “no” means “no” this kind of direct no-nonsense answer would be considered a “Faux-pas” in Asia. The stereotyped Oriental businessmen often give the impression of being non-confrontational, as they rarely give a straight answer as “no”. The usual answer is “they will think about it”, or they “will see”. Even the British use the expression “in due course” can be interpreted as a convenient way of avoiding a specific time or date.

As a consequence of the globalisation, many cultural differences are on the verge of disappearing. With the rapid economic growth and the emphasis on “time is money”, some codes of etiquette are construed as obstacles or impediment of effective business dealings. Consequently, many conventional protocols have been dispensed with in the face of social demographic progress of the late 20th and early 21st century. The call for efficiency and effectiveness of management style requires that the modern men and women use plain language and direct answers in business world, effectively abolishing the nuances and subtlety of languages. How much does it say for the future of our civilisation?

A practical guide to business etiquette in different countries can be found here:

Kwintessential

The French are often impressed with good debating skills that demonstrate an intellectual grasp of the situation and all the ramifications.” - from above website