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Thursday, 21 April 2011

Sense of Fairness: Nature or Nurture?

Last Saturday’s discussion centred on the question whether sense of fairness is a human instinct or indoctrinated by the establishment. There are examples of animals who displayed sense of fairness but we must distinguish this kind of animal “sense of fairness” from animal survival instinct. There is a long list of animal/human instincts: maternal, sexual, killing, survival, etc. Perhaps there is even a “fairness” instinct. After all it is the survival instinct which dictates to all other instincts.

What is fairness anyway? Most people are conscious from early age that FAIRNESS does not exist in the world. Children of this day of age have learned to be cynical as soon as they come into contact with adults.

Jean Jacques Rousseau believed that children were born with a conscience and a sense of fairness until they are corrupted by society. In some societies, children are subjected to corrupt influences from infancy. Do we remember from what age our parents told us not to trust any strangers? Apparently, in some societies, children are not only told to mistrust strangers, but they must also learn to lie and cheat as soon as they learn to speak.  Instead of trumpeting the moral value of Honesty, these adults on the contrary teach their children how to take advantage of the gullible “honest folks”. The notion of being “honest” and trusting has been taken as the evidence of Idiocy.

How can we talk about moral sense in the 21 century when everything is dictated by greed? Everything is for sale, including one’s own body. Children of today are either workers in factories or beggars on the street in the under-developed countries, or wannabe Lolitas in the over-developed countries. This is not a question of the exploitation of children, but rather a question of lost innocence.

Sense of fairness is a thing of the past. Nurture triumphed over nature.

Saturday, 5 February 2011

La redistribution de la richesse est-elle possible?


La richesse va- t-elle du plus riche au plus pauvre ? Les avis des participants à notre Café Philo sont très partagés. D’un côté, certains pensent que la classe aisée contribue à la société en dépensant plus d’argent. Les gens riches jouissent de bienfaits et d’un style de vie somptueux qui font d’eux les premiers consommateurs de produits de luxe. Leur pouvoir d’achat stimule donc l’économie en général, en augmentant les activités commerciales de la société. De plus, la classe qui perçoit de hauts revenus paye normalement plus de taxes. Quelques fois, les riches font également des dons aux associations caritatives. Cette contribution joue un rôle dans la rétribution de la richesse nationale.

De l’autre, les participants nuancent cette théorie. Ils pensent que le système de taxation favorise la classe aisée en discriminant la classe moyenne. En effet, la classe moyenne paie proportionnellement plus de taxes sous le système britannique: alors que le groupe qui touche les salaires les plus bas peuvent bénéficier d’une fourchette de taxation plus basse ou d’une exemption, et que ceux qui touchent les salaires les plus élevés jouissent d’avantages ou de déduction variées, c’est la classe moyenne (incluant les professeurs, ingénieurs, ou encore les employés de bureaux) qui portent le plus gros fardeau des taxes. On a fait remarquer que les politiques gouvernementales concernant les taxes, qu’elles soient de gauche ou de droite, républicaines ou démocrates, conservatrices ou travaillistes, toutes sont en faveur de la classe aisée. Inévitablement, les riches aident seulement les riches. La règle non écrite de tout gouvernement, soit-il socialiste ou capitaliste, est de protéger les intérêts de la classe aisée.

La richesse est-elle nécessairement liée au pouvoir politique? Même si l’argent n’est pas égal au pouvoir, il l’a souvent acheté, particulièrement aux USA où seuls les gens aisés sont élus au gouvernement, même s’ils clament défendre des valeurs socialistes. La plupart des députés américains sont en collaboration avec des lobbyistes pour s’assurer que la législation est favorable aux corporations, et principalement que tous les rôles financiers clés dans le gouvernement sont remplis par des anciens banquiers de Goldman et Sachs et JP Morgan (il en est de même que dans le gouvernement anglais actuel). Une fois au gouvernement ou leur temps dans le gouvernement écoulé, ils semblent avoir trouvé leur mine d’or et continuent à s’enrichir sans honte. De ce côté de l’Atlantique, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair est un bon exemple de d’auto proclamation politique socialiste qui a utilisé son pouvoir politique comme passeport pour joindre la haute société.

Les participants les plus optimistes de notre Café Philo pensent que les personnes riches sont élues à la base car elles sont en soi plus éduquées, et qu’elles méritent de diriger le pays. Malheureusement, des expériences passées montrent que si les politiciens travaillistes de gauche détiennent le pouvoir, ils ruinent généralement le pays en poursuivant des politiques casse-cou voire kamikazes qui empirent la situation de tout le monde. Dans certains cas, le système social est même devenu facilement abusé par des individus peu scrupuleux qui trichent et en exploitent les ressources et les recoins.

Il y a-t-il de l’espoir pour la classe moyenne ? La démocratie est supposée offrir un meilleur système où tout le monde, indépendamment des origines sociales, devrait en théorie avoir le droit à des chances égales à celle des autres. La fonction primaire de l’éducation gratuite est de permettre aux pauvres d’élever leur statut et d’améliorer leur situation, idée défendue ardemment par Gustave Le Bon lorsqu’il affirme que « le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule vers l'élite ». Avec plus d’opportunités de briser le cercle de la pauvreté, les gens défavorisés peuvent alors devenir des acteurs de la société, et améliorer leurs conditions sociales et leurs comportements. Ce faisant, on espère que le taux de criminalité baisse et que la société soit plus harmonieuse. Mais de récents développements dans le système éducatif britannique ont pour eu conséquence que moins d’étudiants de familles modestes sont capables financièrement de suivre un cursus universitaire. Alors que les coffres du gouvernement ont été vidés par des banquiers indulgents seulement envers eux-mêmes, ce sont les contribuables et les étudiants qui doivent en souffrir. Pourtant, même si « la démocratie est un mauvais système, […] elle est le moins mauvais de tous les systèmes »… (Winston Churchill).

Etre riche dans une société socialiste

Andre writes:

Comment définir une société socialiste ? Je me contenterais de dire : c’est une société démocratique soucieuse d’avoir de moins en moins d’inégalités. La démocratie est importante parce qu’il est nécessaire que les citoyennes et citoyens, en participant aux suffrages, rendent le projet légitime.

Présente ainsi, il est bien évident que chaque pays aurait son propre projet pour amoindrir les inégalités latentes.

Ce qui est commun, cependant c’est le système économique capitaliste qui règne globalement. Un régime qui par définition avantage les possédants et handicape les pauvres. Le modus opérande, c’est la concurrence , entre individus, groupes sociaux, professionnel, ethniques, entreprises, compagnies et nations. Mais cette compétition est inégale : les plus riches gagnent toujours, c’est la règle !

Il est évident que dans ce system inhospitalier a l’équité les progrès sont difficiles. Ce ci est vrai meme dans une démocratie qui possède une petite minorité beaucoup plus riche que la vaste majorité de la population. On pourrait croire que l’électorat s’organiserait au moins pour déposséder ceux qui sont trop riches, il n’y arrive pas ; les riches prennent des ailes et s’envolent vers Monte-Carlo. Il existe un autre groupe d’intouchables, les parasites des finances : les spéculateurs qui exacerbent, avec leur pseudo science, l’offre et la demande des marchés, au dépens le plus souvent des moins riches. Pire encore ; il existe dans le monde un système de solidarité qui permet aux riches soit de trouver refuge pour leurs capitaux soit d’user de ce système comme une arme de chantage pour effrayer les gouvernements. Et plus pire encore, partout les riches sont assez puissant pour ‘acheter’ leur gouvernement.

On a assez d’histoire pour savoir que meme dans des pays riches et les Etats-Unis en sont un exemple, les capitaux tendent a s’accumuler vers les riches et cascadent a peine vers les pauvres. Seul le gouvernement a le pouvoir d’intervenir pour aplanir les inégalités.

En Grande Bretagne, par exemple, pour avancer le projet socialiste, c'est-à-dire réduire le inégalités, un gouvernement travailliste pourrait en premier lieu privilège trois services essentiels pour la vie du citoyen.

L’Education parce que c’est le moyen le plus efficace pour améliorer sa condition économique tout en valorisant son apport a la société. La ressource humaine est la ressource la plus importante pour assurer la prospérité de la Nation.

La Santé : soigner le malade, prévention, offrir aux nouveaux nés et leur mère le meilleur commencement possible. Assurer une fin de vie digne et confortable.

Le Logement : La vaste majorité de la population pour de raisons historiques veut etre propriétaire de leur logement.  Le Logement dans une grande partie de la Grande Bretagne est en crise. Il n’y a pas assez de logements pour la population. En conséquence les prix sont inabordables. Les logements sociaux sont en générale de qualité médiocre et il y a des listes d’attente de plusieurs années. Pour remédier à la crise le gouvernement encouragerait les acheteurs de leur premier logement soit par prêt soit fiscalement. Le Gouvernement s’engagerait a faire construire assez de logements pour répondre aux besoins (pour une population de 5 a 6 millions) s’assurant que les logements sociaux soient d’excellente qualité ainsi leur locataires ne seront plus citoyens de deuxième categorie.

S’il existait en Grande Bretagne un système d’Education excellent pour tous. Un Service de Sante excellent pour tous. Suffisamment de logement de qualité pour tous. Nous commencerions a avoir une société avec moins d’inégalité, certainement plus prospère et pour citer le livre ‘The Spirit Level. Why equality is better for everyone’ (Richard Wilkinson and Kate Pickett). Même les riches seraient plus heureux.

Andre

Thursday, 28 October 2010

Is there real fairness?

Andre writes: 
To be unfairly treated is very hurtful.  When do I feel that I have been unfairly treated, how one defines fairness?  Is more fairness in a society always a gain? 

I would feel it unfair if I judge that I have been singled out for poor treatment or I have not received my entitlement; We make a judgement that triggers an emotion: that in itself is interesting.  It may be that because we are essentially social animals, the fact that we equate discrimination with rejection, raises very strong emotions. From birth we are hardwired to entitlement, the baby cry for milk is part of its survival kit. As social beings, divided into family cells, neighbourhood clans, nations…we have devised and re-devised rules and customs distributing entitlements and duties. History shows that these distributions invariably advantage the powerful people: that is the strong and cunning and disadvantaged the meek. Throughout history rules and laws have been established that perpetuate our hierarchical society.  That is where Justice lies today: the rule of law.

When the rule of law is ignored and we are denied our entitlement, we may have recourse to the court to redress some unfairness.

When the law tolerates or reinforces some discrimination; remedy may come in two ways: change the law democratically or if not possible, direct action which may lead to deadly conflict.  A civilised society is defined by its statute and by the way the law is adhered to and administered.  For every entitlement gained there has always been a struggle by a group or an other, against, often, a minority, who would fight to maintain their privileges. Fairness has never come as a gift to progress.
Does that mean that a society which treats all its citizen equally is a civilised society? A society that privileges a minority or even a majority, we would find abhorrent, unless it was deemed positive discrimination to redress unfairness.
There is some good news: A recent publication The Sprit Level (Why Equality is better for Everyone), shows that more equal society improve the life of all citizens, including the more affluent.

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Fairness vs Justice

Sunday, 17 October 2010

Fairness vs Justice

Everybody knows: Life is unfair. Some were born rich, some poor; some intelligent, some not; some beautiful, some plain; some healthy and strong, some weak and sickly. It’s the luck of the draw. What can we do about it? If everybody was born equal, then the world would lack any diversity or variety as we know it. Life is unpredictable. You win some and you lose some. We need to be philosophical. That’s the raison d’être for our café-philo.

Nevertheless, inequality has always been the main culprit of turmoil and conflicts. Gross social injustice causes havoc in the world, uprisings, riots, revolutions, wars… No earth-shattering revelations here.

In an attempt to prevent social upheavals, governments adopted a series of measures to deliver “fairness” and minimise “inequality” among different classes so as to alleviate these growing social tensions between the very rich and the very poor. We are impressed by these slogans or promises: “democracy”, “meritocracy”, “equal opportunity”, “political correctness”, “multiculturalism”, “racial and gender equality”, “gay lesbian rights”.

Result: the tip of the balance has tilted towards the other end. Democracy has not given any real power to people but only make the power more concentrated on the top. Jurisprudence has been all but lost as lawyers act in favour of special interest groups. Social welfare systems created opportunities for fraudsters to rob society. Employment policy over-corrected itself by turning the formerly advantageous into disadvantageous. Tax system is controlled by accountants who favour the rich and rip off the salary-earning class.

During the recent two years, we have witnessed the decline and fall of many investment banks and high-street banks found lacking in any self-restraint by speculating in high-risk “investment” futures options. Massive funds have been usurped by hedge fund managers who design new vehicles for their instant gratification. Their bonuses redirected to offshore accounts in Cayman Island and the British Virgin Islands. Government has to rely on the taxpayers’ contribution to rescue banks to maintain their profligacy.

We ask is it “unfair” to pay illegal immigrants social welfare on arrival? Or is it “fairer” to pay bankers unrestricted bonuses by using the tax-payer?