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Friday, 7 September 2012

Does is make sense to talk about human nature?


(Debate on 1/9/2012) What do we know about human nature behind its mask? We often say it’s ‘human nature’ to be selfish, to be greedy, to be jealous, to be cruel, to be competitive, to be ambitious…  But is there any scientific base to prove that these are unique attributes of humanoid?

Human nature is incredibly complex.  The purpose of the discussion is to differentiate the nature of humanoid from the nature of other animals.  We can then determine whether we were created by God, or whether we were descendants of monkeys.

In contrast to the debate on religions and morality, several of our scientifically minded philosophers gave fascinating answers branching out to the studies of neurology, stem-cell research, and brain scans.  We discovered the shocking truth that Human Nature, in the age of genetic engineering, is edging towards a new stage on the evolution ladder of primates.  I wonder if we are heading towards a Brave New World as prophesied by Aldous Huxley, in which only Alpha and Beta the Super-human will still be natural born humanoid, while the rest, especially Epsilons will be reproduced as millions of duplicates spawn from one single egg, deliberately created with limited cognitive and physical abilities, so that they can be easily conditioned to perform simple and repetitive tasks. We have heard of the horror of Dolly the cloned sheep.  Brace ourselves for the invasion of Epsilon clones.

Monday, 24 January 2011

Sommes-nous tous des philosophes?


Avant de tenter répondre à cette question, il est nécessaire de définir ce qu’est un philosophe. En effet, l’étymologie de ce mot grec signifie amour du savoir ou encore amour de la sagesse. Le philosophe est donc un amoureux en quête de connaissance.
Plus précisément, un philosophe pose des questions et essaie de chercher des vérités, mais souvent ces interrogations restent sans réponses. Nous pouvons ainsi dire que nous sommes tous philosophes puisque, enfants, nous posions des questions telles que « combien y-a-t-il d’étoiles dans le ciel ? ». Karl Jaspers n’affirmait-il pas que « faire de la philosophie, c’est être en route ; les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses » ? Peut-être le philosophe n’est-il pas intéressé par la réponse en elle-même, mais peut-être est-il plus intéressé par le cheminement qui conduit à la conclusion logique de sa question ?

Durant notre café philo nous avons discerné 3 types de philosophes : Ceux qui cherchent la vérité dans la nature, ceux qui cherchent à raisonner (ou à induire une moralité) dans les phénomènes sociaux et dans nos vies quotidiennes, ou encore ceux qui prennent les choses de manière philosophique, en d’autres mots, qui, blasés du tohu-bohu des trivialités mondaines, cherchent refuge dans la spiritualité (« La philosophie sert d’antidote à la tristesse. […] », Emil Michel Cioran)

Peut-on dire alors que le prêtre est-il un philosophe ? La réponse semble être négative parce qu’il a déjà les réponses à chacune de ses questions : c’est la bible ou les écritures saintes qui apportent les solutions a toutes ses interrogations ; il n’a pas besoin de chercher la vérité ailleurs. Et le politicien ? Chaque parti se base toujours sur une philosophie pour justifier ses actions. Le banquier ? La « philosophie » des bonus auto-générés comme motivation afin de créer encore plus de richesse pour la société lui permet de s’enrichir encore plus. Quant à l’artiste, alors que le philosophe cherche des réponses rationnelles à ses questions, lui crée des œuvres imaginaires en explorant la partie irrationnelle de son psyché. Pierre Baillargeon renchéri sur cette opinion en ajoutant que « le philosophe recherche la vérité, l’artiste, la beauté ». Cependant, dans l’art moderne ou post-moderne, l’art qualifié de « conceptuel », vise à faire de l’art une déclaration philosophique dénuée d’éléments émotionnels et irrationnels souvent présents dans l’art romantique. L’art moderne représente une cassure délibérée avec le romantisme et l’impressionnisme. Très philosophiquement, nous pouvons conclure notre réflexion par cette pensée d’Aristote qui déclare que « Le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la mesure du possible. »

Monday, 18 October 2010

Le souvenir appartient-il au monde spirituel ou réel ?


La mémoire est l’une des caractéristiques qui lie les êtres vivants. En effet, il a été prouvé que les animaux sont dotés de cette capacité cognitive de rétention de souvenirs au même titre que les êtres humains. L’exemple le plus flagrant et bien sûr l’éléphant dont la mémoire est réputée très importante et dont un specimen a prouvé sa capacité à se souvenir des visages de personnes ayant fait souffrir son troupeau dans le passé. Mais qu’est-ce que la mémoire? Les souvenirs sont-ils inaltérables ? Quelle est la relation de la mémoire avec les autres fonctions psychologiques ?

N’étant ni neurologues ou scientifiques, nous autres, « Café-philosophes » avons essayé de définir la mémoire en tant que fonction neurologique qui sert a stocker, retenir et récupérer des souvenirs de notre vie quotidienne. Techniquement, comme l’a fait remarquer Kamel, tout ce qui se passe a chaque minute devient un souvenir, donc nous vivons constamment dans la mémoire, le passé.
Le model modal formulé par Atkinson et Schiffrin en 1968 va plus loin en établissant 3 sous-systèmes principaux à la mémoire : le registre sensoriel (qui peut retenir une grande quantité d’information sous forme visuelle), la mémoire à court terme (qui stocke des informations verbales pendant quelques secondes), et la mémoire à long terme (conception intuitive de notre mémoire qui retient des informations sémantiques , et dont la durée de rétention ne connaît pas de limites dans la durée ou la capacité). En effet, le rôle des sens dans la mémoire est important. On peut d’ailleurs reconnaître différents types de mémoires liées au sens : la mémoire photographique, auditive, gustative, tactile ou encore olfactive. Certaines personnes possèdent d’ailleurs d’exceptionnelles mémoires : n’est-ce pas sa mémoire photographique du détail et sa capacité d’observation qui ont fait la célébrité de Sherlock Holmes à travers le monde ?

La relation entre les sens et la mémoire a déjà été débattue par Descartes qui, dans ces Règles pour la Direction de l’Esprit, déclare dans sa 8e règle « qu’en nous, l’intelligence seule est capable de connaître, et qu’elle peut être ou empêchée ou aidée par 3 autres facultés, c’est à savoir l’imagination, les sens et la mémoire. Il faut donc voir successivement en quoi ces facultes peuvent nous nuire pour éviter [l’intuition], ou nous servir pour en profiter ». Freud quant a lui apporte la notion de « refoulement », processus de blocage de certains souvenirs traumatisants enterrés dans l’inconscient, et qui parfois peuvent donner naissance à de faux souvenirs, des fantasmes. Dans ces 2 cas, il est néanmoins suggéré que la mémoire ne stocke pas seulement les souvenirs, mais que ceux-ci portent l’empreinte de nos perceptions et de nos émotions.
Dans sa semi-autobiographie « A la recherche du temps perdu », Marcel Proust se souvient de son passé en utilisant la « mémoire involontaire », définie par Wikipedia comme un processus par lequel des souvenirs reviennent à la mémoire sans efforts volontaires de la part du sujet par le moyen d’indices rencontrés dans la vie de tous les jours. D’autres écrivains tels que Lord Byron ou encore Huysmans se sont inspirés de phénomènes de société, n’ayant pas vécu d’aventures extra ordinaires : cloîtrés dans leurs demeures bourgeoises, ils ont passé la majorité de leurs temps à « fantasmer » et a analyser le sens de leurs vies banales et ennuyeuses. C’est leur imagination liée à leur mémoire et leur créativité artistique qui ont rendu leurs œuvres uniques, alors que d’autres personnes ont peut-être vécu des aventures hors du commun, mais leur manque de créativité ne leur permet pas « d’enregistrer » leurs expériences ou souvenirs.
Bien sûr, l’inclusion de notre perception dans le processus de la mémoire s’avère un atout incontestable, et la preuve en a été donnée a maintes reprises, notamment dans le milieu criminel ou les témoins doivent faire appel a leurs souvenirs. Cependant, l’inclusion de nos sens et sensibilités dans ce contexte ne revient-il pas à introduire la notion de manque de fiabilité ou d’impartialité de notre mémoire ?
Peut-être est-ce la raison pour laquelle notre mémoire est de moins en moins sollicitée ? La technologie nous permet de stocker des informations à l’infini et de les retrouver a convenance : depuis l’invention de la calculatrice, les enfants n’ont plus besoin de se souvenir de formules mathématiques ; l’ordinateur, l’invention la plus acclamée du 20e siècle n’a pas seulement révolutionné nos méthodes de communication, mais il a également remplacé les efforts humains considérables engagés dans l’archivage de données ; les enregistrements vidéos sont maintenant utilisés dans les tribunaux. Certains pensent que le futur de l’humanité est menacé d’être remplacé par des machines, comme Stanley Kubrick le met en scène dans sont film 2001, concept qui désolerai Charles Péguy qui considère que « […] la mémoire fait toute la profondeur de l’homme » (Clio, 1931).
Il est également permis de se demander jusqu’ou l’histoire, supposée être la mémoire officielle de notre collectivité, peut-être crue, et quelle proportion de vérité elle contient. Est-il possible que tout ce que nous avons appris, tout ce que nous avons lu n’était rien d’autre que mensonges ? Comme Napoléon l’a déclaré, « qu’est l’histoire sinon une fable sur laquelle tout le monde est d’accord » ?

Sunday, 10 October 2010

Scientific memory or Romantic memory?


Persistence of memory
(The following debate was conducted in French: "Le souvenir, appartient-il au monde matériel, ou au monde spiritual?" The French version of this summary will follow shortly.)

Memory; is it merely a neurological function of recording and retrieving information from a past event: Or is it a fantasy, a ghostly apparition, or a poetic reinterpretation of our life experience? What is Freudian theory of « memory » ? Can memory be a reliable testimony / evidence of a past event? Can we trust anyone’s memory? What is the difference between « souvenir » and « mémoire » ? Memory, as a mental process of storing information, can it be replaced by technology, such as computer science? What is animal memory as opposed to human memory? These are questions our café-philosophers unearthed in our discussion yesterday.

Remembering and forgetting
Memory as a neurological function basically serves as a mechanism of storing, retaining and retrieval of information that we learn in our daily life. As memory records information that we perceived every minute, we can actually say that we are living in the past all the time, technically speaking.

Memory is not a function belonging uniquely to human beings. Most animals have superb memories, such as the elephant, who famously remembers every human face that has inflicted harm to his pride in the past – a vindictive species, who bears grudges against certain person and seeks to exact revenge when opportunity arises.

Some people are endowed with a photographic memory which enables them to become superb detective. Sherlock Holmes remarked that most people do not notice small things that pass in front of their eyes. It was his photographic memory and observation skills that marked him as the most famous private detective in the world.

If memories are used as important testimony/evidence in criminal prosecutions, we have to ask, can memory, as a mental process as opposed to material evidence, be trusted as a wholly reliable source of information? It is arguable that all memories are merely fantasies or imaginations. According to Sigmund Freud, repressed memories of traumatic events in childhood can resurface in later years, but they may well be false memories. As years passed, memories of many details are likely to fade, and one tends to make up the blank spots in their memories by using imaginations.

Memories used in education are now aided by the development of technology. Since the invention of calculators, children are no longer required to memorise the formulae of maths. The computer is the most acclaimed invention of the 20th century which not only revolutionised communication systems, it also largely replaced human effort of laborious record keeping. It seems that the future of Mankind is indeed under the threat of being taken over by machines – as predicted in Stanley Kubrick’s 2001.

Poetic memories
As our café-philosophers are not neuroscientists, or cognitive psychologists, it is better to devote our debating skill to discussing the romantic/sentimental aspect of “memories.”

Some authors like to declare in the introduction of their books that their story is based partly on memories of true facts, and partly on imagination. But who cares if you say it refers to actual facts or not? As we have already discussed above, all memories can be fabricated unless there is supporting material evidence.

In Marcel Proust’s “A la recherche du temps perdu”, a semi-autobiography, he recalled his past by using what he named as “involuntary memory (la mémoire involontaire)” – “a conception of human memory in which cues encountered in everyday life evoke recollections of the past without conscious effort.” (Wikipedia)

Some poets and writers (e.g. Lord Byron) consciously sought adventures in society to find inspiration for their creative writing.  Many non-creative people may have lived through the most extraordinary events in their life but unable to record their experiences as a result of their lack of talent, while certain creative people (e.g. M.Proust, J.K.Huysmans) have never experienced any exciting event in their entire life. Cooped-up in their bourgeois homes, they spent most their days fantasizing and contemplating the meaning of their cloistered existence. It is their imagination and fantasy, not their memory of actual events that added charm to our boring and grey existence.

A final thought, to what extent can HISTORY - supposedly the official records of our collective memories - be trusted, how much of it is truth?  What if all we had been taught, all we had read in the history book were nothing but lies?   As Napoleon remarked once, history is "a fable agreed upon."

Tuesday, 21 September 2010

the pigeon of ealing spreads his wings after lunch

I came to the conclusion some time ago that I am much less philosophical than many of my fellow cafe goers.By this I mean I prefer to think and talk concretely rather than abstractly or devote too much time to definitions, both worthy exercises of course.However and this is a contradiction when the discussion is more overtly political or sociological I look for the philosophical principles underpinning it.Contradictions are I believe the motor of both history and personal development so I am not too troubled by playing host to them. All this is a slightly nervous prelude to suggesting that there are three main conflicts, dichotomies call them what you will that provide the intellectual base to our discussions. Conscious of Hegel's dialectic as few cannot be after spending their Saturday mornings in that oasis of thought that is the cafe I put forward my ideas in the hope, no expectation let me show some confidence ,that others will take them forward if not actual penetrate them with opposites to a higher plane. The three are free will and determinism, cultural relativism and universal values and the third nature versus nature. Now I was wondering if it is possible to establish a hierarchy in the sense that one of these conflicts shapes the course of the others or are they totally autonomous in terms of their battle grounds or more tantalising is there an ur conflict from which all three have sprung. A pretty strong case could be made for determinism, if its validity could be established, but as I cling to the belief that free will does play its part in human affairs I am reluctant to let it crush all opposition that has the temerity to stand in its way. Of course others may suggest other such conflicts.I thoiught about faith and reason but decided this was not a conflict of interpretation but a difference in approach, similarly with deduction and instinct (not sure that is one?) and so on. I await enlightenment.
On a completely different subject.Would members be interested in keeping a record of topics discussed as well as those which were proposed but not discussed. If so I am happy to use this blog to do so if Sherry can come up with the means.

Thursday, 19 August 2010

I am not conscious of my unconscious

I would like to amplify some of my comments I made last saturday. I think it is unnecessary and confusing to make much of the distinction between inner and outer(?) life. When we listen to music, I use music as it is the least literal of art forms, (David can correct me with a quote from Lessing if I am wrong) When we listen I suggest that it calls forth a response from precisely those feelings and sensations that constitute our everyday life such as love, sex, regret, sadness, anxiety, joy and is not a gateway to an inner life which somehow has an exclusive ownership of these emotions or feelings.  Furthermore, to talk in these terms ignores the human agency that created the music, the technical expertise needed and yes, the rational planning which allows the inspiration felt by the artist to be expressed. To subordinate the everyday to some nebulous inner life is to deny the possibility of beauty in the everyday.  Of course we do not reveal all that we are in all of our everyday experiences but I believe they can only be revealed in them. I am no expert on dreams but for what it is worth for me they represent the prose of the day rendered into poetry not autonomous experiences? events? which have no connection to who we are, have been, fear we might be or want to be. I look forward to polemical retorts and accusations of being imaginatively deficient.
Unimaginatvely,
Gerry

Sunday, 1 August 2010

Forum: Reasons to be cheerful

Strands of discussion:
  • What is happiness?
  • Is happiness an inborn disposition?
  • In Life of Brian, he sang “Always look on the bright side” when he was nailed to the cross, is this example of “cheerful disposition”? Or plain denial, admitting defeat?
  • Can everyone be as happy as the other?
  • Are we by nature Schadenfreude – only happy at other’s misfortune?
  • Pursuit of happiness conforms to the American way of life, equivalent of the pursuit of material possessions?
  • Is it an insidious way of dumbing-down?

Forum: Can human beings live without conscience and consciousness?

Strands of discussion
  • difference between consciousness and conscience
  • instinct v conscience
  • what is conscience – an inversion of guilt?
  • what is instinct – sexual, maternal, survival, killing.
  • were we born with conscience?
  • moral sense – conscience – guilt is indoctrinated into our mind during our adult life.
  • moral question: different countries have different standards of right and wrong