Thursday, 21 April 2011

Sense of Fairness: Nature or Nurture?

Last Saturday’s discussion centred on the question whether sense of fairness is a human instinct or indoctrinated by the establishment. There are examples of animals who displayed sense of fairness but we must distinguish this kind of animal “sense of fairness” from animal survival instinct. There is a long list of animal/human instincts: maternal, sexual, killing, survival, etc. Perhaps there is even a “fairness” instinct. After all it is the survival instinct which dictates to all other instincts.

What is fairness anyway? Most people are conscious from early age that FAIRNESS does not exist in the world. Children of this day of age have learned to be cynical as soon as they come into contact with adults.

Jean Jacques Rousseau believed that children were born with a conscience and a sense of fairness until they are corrupted by society. In some societies, children are subjected to corrupt influences from infancy. Do we remember from what age our parents told us not to trust any strangers? Apparently, in some societies, children are not only told to mistrust strangers, but they must also learn to lie and cheat as soon as they learn to speak.  Instead of trumpeting the moral value of Honesty, these adults on the contrary teach their children how to take advantage of the gullible “honest folks”. The notion of being “honest” and trusting has been taken as the evidence of Idiocy.

How can we talk about moral sense in the 21 century when everything is dictated by greed? Everything is for sale, including one’s own body. Children of today are either workers in factories or beggars on the street in the under-developed countries, or wannabe Lolitas in the over-developed countries. This is not a question of the exploitation of children, but rather a question of lost innocence.

Sense of fairness is a thing of the past. Nurture triumphed over nature.

Tuesday, 5 April 2011

La tolérance fait-elle progresser la paix?

Les actualités ont-elles influencées le choix de notre conversation de Samedi 26 Mars ? Probablement. Face aux récents événements en Libye et la prise de position française, on se demande encore pourquoi, mais aussi comment, le régime dictatorial de Mouammar Kadhafi a pu être toléré depuis si longtemps. Etait-ce dans l’espoir de faire progresser la paix ?

Il est bien établi dès le départ de notre conversation que tolérer ne veut pas dire être naïf, s’abstenir ou encore cautionner certains actes ou propos. Marc, fervent défenseur de la non-violence, défini la tolérance éduquée et active comme essentielle à la progression vers un but, sinon elle risque de devenir « […] un recul avant d’être une lâcheté » (Reine Malouin). On a tendance à penser que si tout le monde était tolérant, on pourrait éviter des situations difficiles, liant ainsi la notion de cohésion sociale à celle de tolérance collective. Julien quant à lui propose l’hypothèse qu’une société tolérante envers l’intolérance, serait un nid à problèmes sociaux. Tout est-il tolérable ? Doit-on être tolérant envers l’erreur par exemple ? L’artiste certaines fois dérange pour s’exprimer, mais trop de liberté comme l’usage de la violence ou de la pornographie pourrait également être nuisible à la société. Alors, jusqu’où être tolérant ?

Tolérer a ces propres limites : tout d’abord, il faut sortir le mot « intolérance » de sa connotation négative, et l’appliquer à des idées ou des situations, non pas à des individus. On peut considérer que le mot lui-même est une contradiction : on ne peut pas tolérer des valeurs que l’on ne respecte pas. Dans le cas de la Libye par exemple, on tolère que la France intervienne, mais on ne tolère pas les morts. Inversement, être tolérant avec les ennemis de la paix ne fait pas avancer la paix. Julien et Ramon argumentent que notre société est basée sur l’intolérance, et même qu’elle la cimente en ayant en place une démocratie, des lois, et des institutions pour réglementer la vie en société. Faut-il alors être intolérant et activiste pour s’opposer efficacement au relativisme et, tout comme Voltaire, clamer « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » ? Que faire dans le cas ou les protagonistes se trompent sur ce qui est vraiment dans leur intérêt ? Doit-on les défendre contre eux-mêmes, tels les volontaires au championnat du monde de lancer de nains dans le sud de la France au début des années 90, ou encore les candidats à la vente d’organes?

D’après Christian, ce sont les règles de bases pour la cohésion de la société qui prévaut, dans ces deux cas,le droit de propriété. Quand on demande à quelqu’un qui est propriétaire de son corps, la première réponse est « moi ». Il semble en effet complètement immoral d’imposer à quelqu’un la volonté d’autrui dans ce cas. Cependant, l’état ne le considère pas : il a le droit de propriété sur le corps de ses citoyens et peut le mobiliser en cas de conflit. De même pour les mères porteuses, les dons d’organes à but lucratifs, ou encore l’euthanasie c’est l’état qui définit les limites de chacun quant à l’usage de son corps, même si le sujet est consentant. Au contraire, les sociétés occidentales sont individualistes, et donc il y a séparation du « je » et de ces idées : mon corps est a la fois mon socle, et ma pensée. Mais qu’est-ce qui détermine la responsabilité de « je » ? A quel moment ce « je » deviens responsable et jusqu’où ? Même si les idées sont personnelles, le créateur n’est pas sa création, tout comme « Dieu crée l’univers mais n’est pas l’univers» (La Bible). Si mes idées sont critiquées, elles le sont pour elles-mêmes.

Une distinction peut être faite entre le monde des valeurs (la morale), et celui de la réalité (le droit), qui lui ne représente qu’une petite partie de la morale. Les droits de l’Homme sont une cause légitime de conflit, mais il n’y a pas intervention armée dès qu’ils sont bafoués.

Evidement, l’histoire a vu la passivité du monde face au massacre de Tiananmen Square, ou encore les répressions politiques en U.R.S.S communiste. Deux critères sont déterminants dans la décision d’intervenir: la possibilité de gagner, et surtout l’importance des dommages nécessaires à cette victoire potentielle. Pour la Russie et la Chine, une guerre juste n’était pas possible car les dommages seraient important que les résultats. Avoir raison ne suffit pas, et ne donne pas de droits.

Néanmoins, depuis que le capitalisme est à son apogée, il existe une autre arme de persuasion : l’argent. Marc mentionne le rôle capital qu’a tenu la politique non violente mais efficace de Margaret Thatcher dans l’effondrement de l’URSS, la contribution des boycotts dans la fin de Apartheid, et la politique de Gandhi qui a précipité la chute de l’empire Britannique. La non-violence de cette méthode est efficace dans la durée, mais malheureusement, tous les pays n’agissent pas dans l’intérêt du monde, mais du leur. Qui sait, peut-être que dans le futur, la morale fera partie du droit et que l'homme se rendra compte qu'il est responsable pour le monde entier….

Tuesday, 22 March 2011

What is beauty ?



On the subject of beauty, one immediately refers to the usual clichés: “Beauty is in the eye of the beholder,” or “Beauty is only skin-deep.” In recent years, beauty has become a hugely lucrative industry. Every day, we are bombarded by adverts selling hair shampoos and anti-aging creams with images of sexagenarian or even octogenarian celebrities who reclaim their lost youth with their perfect skin, glossy hair, and super-trimmed figure. Sitting by swimming pools, long hair bouncing over their shoulder, tanned legs shimmering under scorching sunlight, as if they never aged one day over 25. There is an endless supply of cosmetic beauty products, as well as botox, and plastic surgery for every man or woman, as long as they are willing to go under the knife to be sculptured like a Hollywood star. We should question why our culture defines beauty in terms of Angelina Jolie or Brad Pitt.

Beauty is an illusion if judged at face value. Beauty is transient and ephemeral. What you saw as beautiful yesterday could be unattractive today. According to W C Fields, « Beauty is in the eye of the beerholder ». When intoxicated, your eyes play tricks with images, like the caterpillar changing to the butterfly; like sunsets fading on the horizon; or sand-castles washed away; or ice-sculptures melting.

In a machismo society, beauty can be classed as an asset or a curse for some women. Celebrated sculptor Auguste Rodin once said to American dancer Isadora Duncan, "if we have children, our offspring will have your beauty and my brain" - a remark at once flattering and insulting – does beauty therefore insinuate vacuity? Albeit every woman likes to be praised for her appearance, does she really want to be coined as the “dumb blonde”? Marilyn Monroe’s tragic ending exemplified the nefarious effect of beauty.

Where does the concept of beauty originate? Gabi thinks that human beings developed the ideal of beauty through the survival instinct. Animal attraction is based on natural desire for a healthy partner to produce better offspring. As a result, the perception of beauty started with looking for signs of good health and strong vitality. Undeniably beauty has a strong erotic connotation immersed in the realm of human senses.

If sex appeal means beauty, perhaps porn stars qualify as the most beautiful people? The judgement of beauty is subjective. If all beauty was standardised, the world would be deprived of individuality and personality. There is vulgar beauty as there is classic beauty. Vulgarity equates beauty with basic sex appeal, chintzy garish colours, ostentatious displays of wealth, or anything that has immediate appeal to our five senses. The opposite of vulgarity is the sublime, which has often been mistakenly termed as “high-brow”. In contrast to pornography which aims at arousing sexual desires, Greco-Roman statues of gods and goddesses often represent sublime human forms evocative of spiritual beauty.

“Artist is the creator of beautiful things”, said Oscar Wilde. But not all artists agree with this. In Roger Fry’s opinion, “art is a significant deformity”. Picasso happily admitted that his art is “a lie that makes us realise the truth”. Andy Warhol blatantly claimed that “good art is good business” – in other words, “art” is something that sells for a price. Art in this age is no longer the “creation of beautiful things” as our ancestors believed. Rodin once declared “All those so-called ugly things in nature can become admirable in art.”

What you think is ugly could well be beautiful in the eye of some experts or artists. When you see something visually ugly, it might be intrinsically beautiful. Some beauty can be termed as « horrible beauty », or « grotesque beauty ». If a Christian martyr nailed on a crucifix is considered beautiful, why can’t a carcass of a cow in formaldehyde be equally admirable? With art, the bidding process starts in the auction rooms; the price of art has thus altered the value of beauty.

Wednesday, 9 March 2011

Quelle est la question fondamentale?

Lors de notre dernier Café Philo en français, une question purement philosophique a été choisie pour thème de réflexion : Qu’est-ce que la question fondamentale ? En fait, qu’est-ce qu’une question fondamentale ? Surtout, y- a-t-il une question et comment savoir si elle est fondamentale ? La complexité de la vie génère toujours des questions, alors comment faire la différence entre une question importante et une question fondamentale ?

La mort est le principe essentiel qui régit notre existence. En effet, lors de son dernier soupir, l’homme se demande souvent « ai-je accompli quelque chose dans ma vie ? » Pour les scientifiques, la question fondamentale est « qu’est-ce que la matière ? » ou encore « qu’est-ce que le monde ? » D’autres questions telles que « « comment vivre ensemble ?» ou « combien je vaux ? » ont également été évoquées. Janet suggère quant à elle que la question fondamentale régit la planète et ne s'arrête pas à l’être humain. Qu’elle est en fait la question dont la réponse apparait être la réponse à toutes les autres questions. Mais y a-t-il un grand thème qui détermine notre existence ?

Plusieurs points de vue ont été adoptés dans notre débat. Peut-être y a-t-il quelque chose de divin dans notre existence? A l’inverse de ce qui a été suggéré en premier lieu, même si l’on pense que Dieu existe, il n’est pas la réponse fondamentale à notre existence. Bien au contraire, encore plus de questions sont générées que s’il on ne le pense pas: on peut se questionner sur son statut d’omnipotence et d’omniprésence par exemple. Christian aborde même la possibilité que Dieu, après avoir créé le monde l’ai abandonné car ce sont les lois de la nature qui le règlent.On peut même dans le cadre de notre réflexion aborder la question de l’athéisme par acte de foi : on peut prendre des décisions sans avoir à le faire.

Julien pense que ce n’est pas la question, mais la réponse qui importe. Il va même plus loin en discernant 3 critères qui déterminent la question fondamentale : l’extérieur (le monde), nous personnellement, et les autres. La question fondamentale dépend donc du contexte, des circonstances, et également de l’état de conscience dans lequel nous sommes quand on se pose cette question. Le passé détermine ce que nous sommes donc nous sommes le résultat des choses qui gouvernent nos choix. Si on n’intègre pas toutes ces choses, cela devient une cause de stress.

Plusieurs concepts et théories ont été évoqués pour illustrer nos arguments variés : Darwin et sa théorie de l’évolution, la théorie des cordes (théorie du tout) ou encore le bouddhisme. Cependant, le schéma de Maslow illustre l’importance du contexte et du sujet. En effet, à chaque niveau, la question fondamentale va changer avec les besoins essentiels de la personne et de sa position sur l’échelle sociale. Ce peut-il que ce ne soit ni la question ni la réponse qui soit fondamentale, mais le sujet? Ou plus particulièrement sa réactivité et ses actions face à ces besoins ? L’homme a bien su avec le temps créer des lois pour concrétiser une autorité quand elle n’existait pas et pour défendre des valeurs…

Le mot "fondamental" dangereux car il ne prend pas en compte à la fois les aspects publiques et politiques. Il est donc difficile de définir ce qu’est la question fondamentale, car il n’y a pas de consensus dans cette question : on pense qu’il y a une question fondamentale ou non. Est-elle égale ou non à la métaphysique ? Une question métaphysique n’est pas forcement fondamentale car la réponse n’aura pas trop d’importance. D’autre part, si on a une réponse à la question fondamentale, on a plus besoin de réfléchir, de se poser de questions, et cela réduit l’existence à très peu. Au cours de notre conversation, beaucoup de personnes sont revenues sur leur propre question fondamentale, ce qui montre que la question reflète la personnalité de chacun. Et pour ceux qui désirent continuer à chercher cette question fondamentale, « Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme ». (Winston Churchill).

Tuesday, 15 February 2011

Multiculturalism vs Monoculturalism



The School of Athens by Raphael includes the philosopher/scientist Averroës from Andalusia. 
 I was surprised when our friend Ramon announced at the end of the debate (5 Feb 2011) that the answer to his question is « No, multiculturalism will not work in our society. » Surely, he should have noticed that our café-philo itself is a microcosm of a multicultural society where people from different corners of the planet come and join the debate every Saturday forming a friendly social network in a convivial atmosphere. What’s more surprising is that Ramon, as a Spaniard, seemed to have forgotten the colourful past of his native country where multiculturalism was a unique feature unknown elsewhere in Medieval Europe.

Forest of columns of Patio de los Leones, Alhambra, Granada

The Islamic Spain from the 8th century to the 15th century is a quintessence of a culturally rich, diverse, and thriving civilization, and a melting pot of ethnic allegiances. The arrival of Muslims in Iberia in 711 CE created an enlightened culture in which three Abrahamic traditions -- Judaism, Christianity, and Islam -- co-existed, interacted, and flourished. By 732, the Islamic Empire united most of the peninsula, calling it Al-Andalus. During this time, Al-Andalus witnessed the emergence of major figures, the birth of vital cities, the rise and demise of ruling dynasties, decisive battles, and an important role for women.

Cordoba

Jews and Christians worshipped freely without fear of persecution. The native Christian population governed according to the Germanic customs of the Visigoths. Meanwhile, small Jewish communities inhabited such key cities as Toledo and Córdoba.


Spiritual beauty of Alhambra

The Arabs were fewer in number but after the establishment of the Umayyad Caliphate of Cordoba, new Muslim immigrants including bureaucrats, scholars, merchants, and artists from Egypt, Syria, Persia, and other eastern lands made their way to Al-Andalus to seek their fortunes in a distant land that had quickly acquired a reputation for beauty and abundance. As they began adapting to settled life, they established trades, raised crops, and interacted with the local populace with increasing frequency. They sought familial alliances and marriage with Hispani-Roman women. 


Conversely, Christians retained their faith but increasingly adopted Arabic language and Muslim customs. They came to be called Mozarabs. Their daughters often bridged the social worlds of the rulers and the ruled.

This coherent multicultural society lasted over four centuries until the Reconquista by the Christian resurgence from the North in late 11th century. Since then, the fertile land of the south was overshadowed by religious repression and persecution known as Papal Inquisition, later as “Spanish Inquisition” ordering Jews and Muslims to convert or leave, throughout the period from the 15th to the 19th century.
The former Mosque in Cordoba (the 3rd largest mosque in the world), known by its Spanish name, Mezquita. After the conquest, the Christians built a cathedral in the middle of this large complex, so it is now two sacred sites in one.

Saturday, 5 February 2011

La redistribution de la richesse est-elle possible?


La richesse va- t-elle du plus riche au plus pauvre ? Les avis des participants à notre Café Philo sont très partagés. D’un côté, certains pensent que la classe aisée contribue à la société en dépensant plus d’argent. Les gens riches jouissent de bienfaits et d’un style de vie somptueux qui font d’eux les premiers consommateurs de produits de luxe. Leur pouvoir d’achat stimule donc l’économie en général, en augmentant les activités commerciales de la société. De plus, la classe qui perçoit de hauts revenus paye normalement plus de taxes. Quelques fois, les riches font également des dons aux associations caritatives. Cette contribution joue un rôle dans la rétribution de la richesse nationale.

De l’autre, les participants nuancent cette théorie. Ils pensent que le système de taxation favorise la classe aisée en discriminant la classe moyenne. En effet, la classe moyenne paie proportionnellement plus de taxes sous le système britannique: alors que le groupe qui touche les salaires les plus bas peuvent bénéficier d’une fourchette de taxation plus basse ou d’une exemption, et que ceux qui touchent les salaires les plus élevés jouissent d’avantages ou de déduction variées, c’est la classe moyenne (incluant les professeurs, ingénieurs, ou encore les employés de bureaux) qui portent le plus gros fardeau des taxes. On a fait remarquer que les politiques gouvernementales concernant les taxes, qu’elles soient de gauche ou de droite, républicaines ou démocrates, conservatrices ou travaillistes, toutes sont en faveur de la classe aisée. Inévitablement, les riches aident seulement les riches. La règle non écrite de tout gouvernement, soit-il socialiste ou capitaliste, est de protéger les intérêts de la classe aisée.

La richesse est-elle nécessairement liée au pouvoir politique? Même si l’argent n’est pas égal au pouvoir, il l’a souvent acheté, particulièrement aux USA où seuls les gens aisés sont élus au gouvernement, même s’ils clament défendre des valeurs socialistes. La plupart des députés américains sont en collaboration avec des lobbyistes pour s’assurer que la législation est favorable aux corporations, et principalement que tous les rôles financiers clés dans le gouvernement sont remplis par des anciens banquiers de Goldman et Sachs et JP Morgan (il en est de même que dans le gouvernement anglais actuel). Une fois au gouvernement ou leur temps dans le gouvernement écoulé, ils semblent avoir trouvé leur mine d’or et continuent à s’enrichir sans honte. De ce côté de l’Atlantique, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair est un bon exemple de d’auto proclamation politique socialiste qui a utilisé son pouvoir politique comme passeport pour joindre la haute société.

Les participants les plus optimistes de notre Café Philo pensent que les personnes riches sont élues à la base car elles sont en soi plus éduquées, et qu’elles méritent de diriger le pays. Malheureusement, des expériences passées montrent que si les politiciens travaillistes de gauche détiennent le pouvoir, ils ruinent généralement le pays en poursuivant des politiques casse-cou voire kamikazes qui empirent la situation de tout le monde. Dans certains cas, le système social est même devenu facilement abusé par des individus peu scrupuleux qui trichent et en exploitent les ressources et les recoins.

Il y a-t-il de l’espoir pour la classe moyenne ? La démocratie est supposée offrir un meilleur système où tout le monde, indépendamment des origines sociales, devrait en théorie avoir le droit à des chances égales à celle des autres. La fonction primaire de l’éducation gratuite est de permettre aux pauvres d’élever leur statut et d’améliorer leur situation, idée défendue ardemment par Gustave Le Bon lorsqu’il affirme que « le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule vers l'élite ». Avec plus d’opportunités de briser le cercle de la pauvreté, les gens défavorisés peuvent alors devenir des acteurs de la société, et améliorer leurs conditions sociales et leurs comportements. Ce faisant, on espère que le taux de criminalité baisse et que la société soit plus harmonieuse. Mais de récents développements dans le système éducatif britannique ont pour eu conséquence que moins d’étudiants de familles modestes sont capables financièrement de suivre un cursus universitaire. Alors que les coffres du gouvernement ont été vidés par des banquiers indulgents seulement envers eux-mêmes, ce sont les contribuables et les étudiants qui doivent en souffrir. Pourtant, même si « la démocratie est un mauvais système, […] elle est le moins mauvais de tous les systèmes »… (Winston Churchill).

Etre riche dans une société socialiste

Andre writes:

Comment définir une société socialiste ? Je me contenterais de dire : c’est une société démocratique soucieuse d’avoir de moins en moins d’inégalités. La démocratie est importante parce qu’il est nécessaire que les citoyennes et citoyens, en participant aux suffrages, rendent le projet légitime.

Présente ainsi, il est bien évident que chaque pays aurait son propre projet pour amoindrir les inégalités latentes.

Ce qui est commun, cependant c’est le système économique capitaliste qui règne globalement. Un régime qui par définition avantage les possédants et handicape les pauvres. Le modus opérande, c’est la concurrence , entre individus, groupes sociaux, professionnel, ethniques, entreprises, compagnies et nations. Mais cette compétition est inégale : les plus riches gagnent toujours, c’est la règle !

Il est évident que dans ce system inhospitalier a l’équité les progrès sont difficiles. Ce ci est vrai meme dans une démocratie qui possède une petite minorité beaucoup plus riche que la vaste majorité de la population. On pourrait croire que l’électorat s’organiserait au moins pour déposséder ceux qui sont trop riches, il n’y arrive pas ; les riches prennent des ailes et s’envolent vers Monte-Carlo. Il existe un autre groupe d’intouchables, les parasites des finances : les spéculateurs qui exacerbent, avec leur pseudo science, l’offre et la demande des marchés, au dépens le plus souvent des moins riches. Pire encore ; il existe dans le monde un système de solidarité qui permet aux riches soit de trouver refuge pour leurs capitaux soit d’user de ce système comme une arme de chantage pour effrayer les gouvernements. Et plus pire encore, partout les riches sont assez puissant pour ‘acheter’ leur gouvernement.

On a assez d’histoire pour savoir que meme dans des pays riches et les Etats-Unis en sont un exemple, les capitaux tendent a s’accumuler vers les riches et cascadent a peine vers les pauvres. Seul le gouvernement a le pouvoir d’intervenir pour aplanir les inégalités.

En Grande Bretagne, par exemple, pour avancer le projet socialiste, c'est-à-dire réduire le inégalités, un gouvernement travailliste pourrait en premier lieu privilège trois services essentiels pour la vie du citoyen.

L’Education parce que c’est le moyen le plus efficace pour améliorer sa condition économique tout en valorisant son apport a la société. La ressource humaine est la ressource la plus importante pour assurer la prospérité de la Nation.

La Santé : soigner le malade, prévention, offrir aux nouveaux nés et leur mère le meilleur commencement possible. Assurer une fin de vie digne et confortable.

Le Logement : La vaste majorité de la population pour de raisons historiques veut etre propriétaire de leur logement.  Le Logement dans une grande partie de la Grande Bretagne est en crise. Il n’y a pas assez de logements pour la population. En conséquence les prix sont inabordables. Les logements sociaux sont en générale de qualité médiocre et il y a des listes d’attente de plusieurs années. Pour remédier à la crise le gouvernement encouragerait les acheteurs de leur premier logement soit par prêt soit fiscalement. Le Gouvernement s’engagerait a faire construire assez de logements pour répondre aux besoins (pour une population de 5 a 6 millions) s’assurant que les logements sociaux soient d’excellente qualité ainsi leur locataires ne seront plus citoyens de deuxième categorie.

S’il existait en Grande Bretagne un système d’Education excellent pour tous. Un Service de Sante excellent pour tous. Suffisamment de logement de qualité pour tous. Nous commencerions a avoir une société avec moins d’inégalité, certainement plus prospère et pour citer le livre ‘The Spirit Level. Why equality is better for everyone’ (Richard Wilkinson and Kate Pickett). Même les riches seraient plus heureux.

Andre

Monday, 24 January 2011

Sommes-nous tous des philosophes?


Avant de tenter répondre à cette question, il est nécessaire de définir ce qu’est un philosophe. En effet, l’étymologie de ce mot grec signifie amour du savoir ou encore amour de la sagesse. Le philosophe est donc un amoureux en quête de connaissance.
Plus précisément, un philosophe pose des questions et essaie de chercher des vérités, mais souvent ces interrogations restent sans réponses. Nous pouvons ainsi dire que nous sommes tous philosophes puisque, enfants, nous posions des questions telles que « combien y-a-t-il d’étoiles dans le ciel ? ». Karl Jaspers n’affirmait-il pas que « faire de la philosophie, c’est être en route ; les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses » ? Peut-être le philosophe n’est-il pas intéressé par la réponse en elle-même, mais peut-être est-il plus intéressé par le cheminement qui conduit à la conclusion logique de sa question ?

Durant notre café philo nous avons discerné 3 types de philosophes : Ceux qui cherchent la vérité dans la nature, ceux qui cherchent à raisonner (ou à induire une moralité) dans les phénomènes sociaux et dans nos vies quotidiennes, ou encore ceux qui prennent les choses de manière philosophique, en d’autres mots, qui, blasés du tohu-bohu des trivialités mondaines, cherchent refuge dans la spiritualité (« La philosophie sert d’antidote à la tristesse. […] », Emil Michel Cioran)

Peut-on dire alors que le prêtre est-il un philosophe ? La réponse semble être négative parce qu’il a déjà les réponses à chacune de ses questions : c’est la bible ou les écritures saintes qui apportent les solutions a toutes ses interrogations ; il n’a pas besoin de chercher la vérité ailleurs. Et le politicien ? Chaque parti se base toujours sur une philosophie pour justifier ses actions. Le banquier ? La « philosophie » des bonus auto-générés comme motivation afin de créer encore plus de richesse pour la société lui permet de s’enrichir encore plus. Quant à l’artiste, alors que le philosophe cherche des réponses rationnelles à ses questions, lui crée des œuvres imaginaires en explorant la partie irrationnelle de son psyché. Pierre Baillargeon renchéri sur cette opinion en ajoutant que « le philosophe recherche la vérité, l’artiste, la beauté ». Cependant, dans l’art moderne ou post-moderne, l’art qualifié de « conceptuel », vise à faire de l’art une déclaration philosophique dénuée d’éléments émotionnels et irrationnels souvent présents dans l’art romantique. L’art moderne représente une cassure délibérée avec le romantisme et l’impressionnisme. Très philosophiquement, nous pouvons conclure notre réflexion par cette pensée d’Aristote qui déclare que « Le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la mesure du possible. »

Sunday, 16 January 2011

道 - Introduction to Taoism

Topic of yesterday: “ce qui est le philosophe” – what is philosopher.  First, we have to ask what is philosophy? According to its Greek origin, the word is a combination of philo (love) and sophy (knowledge) “Love of knowledge”. Therefore a philosopher is a "lover of knowledge."
Blandine, one of our café-philosophers who has studied Chinese for some years, made the observation that some philosophical concepts could be more easily expressed picturesquely in written Chinese. It took me some time to understand this remark and make sense of her comment. After some contemplation, I came to the conclusion that the concept of Chinese philosophy differs from what you would normally classify as the “love of knowledge”. Philosophy in ancient China could be more accurately associated with the German phrase die Weltanschauung or “world view”.

Take Taoism for example, as a branch of philosophy, it represents a view of nature and recommends a life style in harmony with nature rather than seeking the truth or knowledge.

In most philosophical schools, we ask ourselves three questions:

To be, to have, or to do? - Who are we? Why do we exist? What is the purpose? Descartes’ famous line: “je pense donc je suis” – “I think therefore I am” stresses the question of “to be” and “to do”.

In Taoism, we can examine the following words:

(Dao, or Tao) – path, way, nature

(Qi, or Chi) – breathing, air, to be alive, to be

(Wu) – to have not; without

(Wei) – action, to do

One of the most important concepts of Taoism is expressed as: 無爲 Wu Wei. The literal meaning of Wu Wei is “have no action” – in other words, “Do nothing!” The aim of Wu Wei is to achieve a state of perfect equilibrium, or alignment with the 道 Dao (or Tao) – in harmony with the path of nature, and, as a result, obtain an irresistible form of "soft and invisible" power.

The Taoist sage Laozi (ca.400 BC), who lived a non-material existence like Siddhartha, demonstrated the concept of Wu Wei by introducing 氣功 Qi Gong (or Chi kong) – breathing exercises - meditative training increasing longevity and as means of accessing higher realms of existence.

In Western society, some people justify their existence by accumulating unbridled wealth (investment banker’s philosophy). Some people aim to make their life meaningful by seeking fame (“Reality Show” contestant’s philosophy). Some people seek to “make history” by waging wars in the world (politician’s philosophy). Interestingly, there are also people in the West who are sick of a modern society which advocates blind pursuit of money and power. They prefer to live as hermits enjoying their own company. By detaching from society with its demands for conformity, they seek to achieve an inner peace. This kind of life-style is not very far from the Taoist concept of Wu Wei.

Notes:
子 - Zi or Tsu - archaic meaning: "Master", or "Sir". (modern meaning: “son”, “child”)

孔子 - Kongzi – founder of Confucianism (551-479 BC)

老子 - Laozi - Taoist sage (c.400 BC)

孫子Sunzi - Military strategist and philosopher (c.544-496 BC)
老子 Laozi

Thursday, 6 January 2011

Choice and Future

Dear Philosophers,

You have probably made resolutions for the New Year. We all do, or we ought to. Resolutions manifest that we take our happiness seriously and stir our lives in the direction we choose rather than allow it to drift aimlessly. Is it a choice, though? Our personal stories appear as series of crossroads, from which paths opened up, and we went down this one and that one, not knowing where they ultimately led and forfeiting the opportunities that the other destinations might have offered. Because no map shows the journeys ends, and our bodies, our education, our circumstances restrict our possibilities, many thinkers claim we didnt choose. We lacked the necessary information. Our decisions were the mechanical results of a concatenation of previous events and social constraints.

It is a rather incoherent way of reading our lives narratives, is it not? The only information we would need to make secure life choices is knowledge of the future, and that will forever be lacking. In the Hassidic tradition the past is spatially represented in front of the subject, where she can see it; the future is in her back, invisible an accurate depiction of our human condition. If the future were knowable, we would not be making choices; we would let ourselves be unfailingly guided by our interest.

And the reason we can make choices at all is because our possibilities are restricted. Imagine that out of the blue a voice commanded you Choose! Your reaction would be: between what? Tea or coffee? Stay or leave? Hang on or dump my partner? Chamonix or the Maldives? Take the job or keep searching? The blue one or the red one? Without a given historical context decisions are impossible. There must be a menu for us to choose from. So the issue is not whether we make choices, but rather that certain menus are less palatable than we would like. It may be the consequence of wrong turns at previous crossroads, or physical and social limitations, but, however restricted, choices still are possible.

Lets choose the right resolutions for the New Year. It is about our happiness, after all.

Christian